Osteopathie-64

Ostéopathie structurelle, viscérale et crânienne

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L’ambiguité déontologique des kiné-ostéopathes

enseigne-masseur-kinésithérapeute-ostéopathe

exemple de dérive déontologique de certains MKO

Votre kiné-ostéopathe fait-il passer des séances d'ostéopathie pour des séances de kinésithérapie afin que vous soyez remboursé par la sécurité sociale?

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(Réédition le 2/3/12 suite à l’intervention de “Dino”, merci Dino !)

La kinésithérapie est une profession de santé. Sous prescription médicale les traitements de kinésithérapie sont en partie remboursés par la sécurité sociale.

L’ostéopathie n’est pas une profession de santé et la sécurité sociale ne rembourse donc pas les traitements d’ostéopathie.

Les kiné-ostéopathes peuvent-ils alors faire en sorte que leurs soins d’ostéopathie soient remboursés par la sécurité sociale ?

Avant de répondre à cette question il serait intéressant de comprendre la motivation des kinésithérapeutes à étudier et à se lancer dans l’ostéopathie. Aujourd’hui près de 5000 kinésithérapeutes sont aussi ostéopathes. On pourrait se dire que si 5000 professionnels de santé se sont mis à l’ostéopathie (+ 1500 médecins) c’est peut-être que l’ostéopathie est un peu plus qu’une vulgaire thérapie alternative, la formation en temps partiel dure tout de même près de 1300hrs sur 5 à 6 ans. Mais officiellement non, l’ostéopathie n’est pas grand chose et n’est certainement pas une profession de santé. Qu’offre donc l’ostéopathie à ces respectables professionnels de santé ?

Les différents besoins des kinésithérapeutes assouvis par l’ostéopathie

Un besoin de liberté

De nombreux kinésithérapeutes le sont devenus après avoir fait 1 ou 2 premières années de médecine. Certains d’entre eux doivent certainement être légèrement frustrés de n’avoir pu devenir médecin et la kinésithérapie est devenue une profession non pas de choix mais de secours. A vie ils devront respecter une prescription médicale que nombreux d’entre eux auraient voulu prescrire. Et à vie ils devront être serviteur du médecin référant, à moins de se déconventionner.

La pratique de l’ostéopathie leur offre cette petite liberté qu’est le diagnostic ostéopathique. Ce diagnostic ostéopathique leur permet de s’autoriser à s’éloigner du diagnostic médical musculo-squelettique et de s’autoriser un jugement et une appréciation personnels du trouble du patient. Sans ce diagnostic ostéopathique leur pratique se résumerait souvent à suivre le diagnostic et les recommandations médicales: “massage du dos”, “rééducation genou droit”, “exercice pour le dos”.

Un besoin de responsabilité

L’un des éléments essentiel de la satisfaction que l’on tire de sa profession est la responsabilité. La responsabilité vous donne la sensation d’être difficilement remplaçable et donc une certaine importance. Ce besoin de reconnaissance est l’un des besoins de la pyramide de Maslow essentiel à l’épanouissement personnel.

L’une des forces mais aussi l’une des faiblesses de la kinésithérapie c’est son approche protocolaire. Cette approche est essentielle pour une thérapie médicale. Mais l’application de protocole simpliste pour traiter un mal de dos ou l’utilisation protocolaire d’une machine pour rééduquer une épaule tue littéralement la responsabilité du thérapeute. Ce qui l’éloigne nécessairement de son épanouissement personnel. A quoi bon faire 4 ou 5 années d’études pour dire au patient: “Comme vous avez mal au dos on doit suivre le “protocole B337″ qui stipule que vous devez faire tel et tel exercice et ensuite je vous branche sur la machine “zoom 2000″ pendant 10min à la fréquence 3000GHz.”

Alors que l’une des forces mais aussi l’une des faiblesses de l’ostéopathie c’est évidemment cette absence de protocole. Pour chaque patient l’ostéopathe doit improviser un traitement le plus adapté possible à son schéma corporel. Il en découle une responsabilité plus importante du thérapeute.

En effet dans le premier cas si on suit un protocole et que le patient ne va pas mieux ou pire qu’il se blesse, alors c’est le protocole qui est le responsable; Alors que si le thérapeute ne suit pas de protocoles alors c’est lui qui est directement responsable si le patient ne va pas mieux ou que sa condition empire (voir article ostéopathie science et art).

Cette recherche de responsabilité est donc a double tranchant, mais elle est évidemment une source d’épanouissement personnel.

Le besoin d’une meilleure rémunération

Lorsqu’un kinésithérapeute voit 4 patients en même temps toutes les 20 minutes en les rééduquant sur des machines il est évident qu’il sera bien rémunéré, bien que l’investissement soit important (secrétaire nécessaire, machines, local…). Mais lorsque le kinésithérapeute voit 1 patient par demi-heure afin de le masser ou le traiter en one to one, son salaire est en chute libre.

Se valoriser en tant que kiné-ostéopathe permet de balayer un spectre de patients plus large, et les kiné-ostéopathes vont par ailleurs faire payer plus cher une séance d’ostéopathie qu’une séance de kinésithérapie. Certains kiné-ostéopathes vont en effet compter 2 séances de kinésithérapie pour une séance d’ostéopathie. Ce faisant ils augmentent leur salaire brut de 100% (sur les séances d’ostéopathie bien sûr).

Les différents problèmes déontologiques du kiné-ostéopathe

 

L’utilisation de l’ostéopathie rend l’approche du kiné-ostéopathe empirique, il perd ainsi sa légitimité à user le titre de “professionnel de santé”

« Art.R. 4321-80.-Dès lors qu’il a accepté de répondre à une demande, le masseur-kinésithérapeute s’engage personnellement à assurer au patient des soins consciencieux, attentifs et fondés sur les données actuelles de la science.” voir ici

L’ostéopathie n’est pas une approche validée scientifiquement. L’académie de médecine en 2006 a remis un rapport dont l’un des points est celui-ci: “que les bienfaits ne sont pas prouvés et ne peuvent l’être en l’état actuel de la science” voir wikipedia, Il n’existe que peu de protocoles qui ont prouvé être efficace de manière répétée. Il est peu probable que l’approche ostéopathique du kiné-ostéopathe suivent ces protocoles. Utiliser l’ostéopathie en traitement de kinésithérapie viole donc cet article.

Même chose ici:

« Art.R. 4321-87.-Le masseur-kinésithérapeute ne peut conseiller et proposer au patient ou à son entourage, comme étant salutaire ou sans danger, un produit ou un procédé, illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite.”

Le principe du nombre de chiffres significatifs:

Si l’ensemble de vos outils ont une précision de 0,01 et qu’un seul de vos outils a une précision de 0,1 alors votre précision globale sera de l’ordre de 0,1.

Ce même principe s’applique au professionnel de santé qui pratique l’ostéopathie, ceci dévalorise ce professionnel de santé de son appartenance à la santé. Cela peut paraître choquant, mais en fait ce qui différencie une profession de santé d’une profession de soin c’est notamment cette approche protocolaire qui permet la recherche pour une meilleur pratique. Cela permet une approche scientifique approuvée efficace (précision 0,01).

Le professionnel de santé qui s’aventure dans l’ostéopathie abandonne ce système protocolaire et devient un thérapeute qui se base sur une approche empirique qui n’est pas prouvée scientifiquement (précision 0,1).

Au final même si il n’utilise que Quelques techniques ostéopathiques dans son traitement son approche devient empirique car non prouvée scientifiquement. Il perd alors sa légitimité à utiliser le titre “professionnel de santé“.

Le Dilemme : Respecter ou ne pas respecter la prescription médicale?

L’un des gros avantage du kinésithérapeute par rapport à l’ostéopathe c’est le fait que le médecin puisse lui référer des patients pour X traitements (5-10-20 séances). Mais sur la prescription est écrit ce que le kinésithérapeute doit faire . C’est la condition pour laquelle ce traitement de kinésithérapie sera remboursé (voir ici article 9).

Imaginons que la prescription mentionne : “10 séances de kinésithérapie pour rééducation du genou gauche”. Le kinésithérapeute peut-il alors s’aventurer à rééquilibrer le bassin ? à travailler sur la cheville ou la hanche ? non, il doit se cantonner à rééduquer le genou gauche. Si le kiné-ostéo s’aventure à faire de l’ostéopathie sur un patient référé par un médecin, surement il ne respecte pas la prescription médicale. Les médecins doivent-ils alors se réjouir que leurs prescriptions ne soient pas respectées ?

Un autre cas de conscience peut se poser si le patient présente une prescription pour des séances de massage du dos et que le kiné-ostéopathe identifie clairement une vertèbre qui est sans doute à manipuler pour libérer efficacement ces tensions. Respectant la prescription médicale il se cantonne à masser le dos du patient. Aide-t-il ce patient au mieux de ses capacités professionnelles? non. Peut-il exercer ainsi et voir 10 fois le patient sans que son état ne s’améliore et dormir tranquille le soir ? Peut-être attendre la fin des 10 séances de kiné avant de proposer des soins d’ostéopathie pour être certain de tirer un maximum profit d’un même patient ?

Où devrait-il alors s’interposer à la prescription médicale dès le départ et suggérer au patient qu’un traitement ostéopathique soit plus approprié ? “Merci Dr de me référer le patient, mais vous n’avez rien compris à ce dont le patient à vraiment besoin.”

Faut-il faire payer le patient ou non ?

Après avoir convaincu le patient que des soins d’ostéopathie sont préférables pour ses troubles, faut-il lui demander de payer la séance sachant qu’il a obtenu de son médecin 10 séances de kinésithérapie en partie remboursée par la sécurité sociale et qu’il ne s’apprêtait pas à payer ses traitements?

Voyons ! 10 séances remboursées par la sécu, là sur ce morceau de papier… pas ou peu de frais pour le patient et certain de le revoir au moins 5 fois. N’est-ce pas tellement tentant d’accepter ? On compte 2 séances de kinésithérapie pour une séance d’ostéopathie. Ni vu ni connu j’t'embrouille… Tout bénef pour le patient et pour le kiné-ostéo. Et voilà que la sécurité sociale rembourse les traitements d’ostéopathie !

Et pourtant cette pratique est illégale car la sécurité sociale ne rembourse pas les séances d’ostéopathie. Cela répond donc à notre question initiale, oui un kiné-ostéopathe peut facilement faire passer et être tenter de faire passer illégalement des soins d’ostéopathie pour des traitements de kinésithérapie

Quelles solutions pour sortir de ces ambiguïtés ?

Une solution assez simple serait de séparer l’exercice de l’ostéopathie et de la kinésithérapie. 2 cabinets différents pour 2 approches différentes. Cette approche a déjà été choisie par de nombreux kinésithérapeutes qui ont compris la nécessité de séparer ces 2 activités pour une plus grande transparence.

Autre façon de faire serait de se dé-conventionner. En faisant cela le kiné-ostéopathe peut mettre en place un tarif libre, il ne fait plus de concurrence déloyale ni ne sera tenté d’arnaquer la sécurité sociale.

Une autre approche plus radicale est celle d’abandonner sa profession de kinésithérapeute pour celle d’ostéopathe. Certains passionnés et courageux l’ont fait dont plusieurs “anciens” notamment à cause de ces ambiguïtés… (voir article quel rôle pour l’ostéopathie en France)

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17 Responses to “L’ambiguité déontologique des kiné-ostéopathes”

  1. July 25th, 2011 at 12:53 am

    Comment choisir un ostéopathe? | osteopathie-64 says:

    [...] consultations d’ostéopathie pour des séances de kinésithérapies (voir article sur l’ambiguité déontologique des kiné-ostéopathes). Ainsi le patient après avoir rendu visite à son médecin va avoir le droit à 20 séances [...]

  2. July 25th, 2011 at 12:54 am

    Quel rôle pour l'ostéopathie en France ? | osteopathie-64 says:

    [...] -De faire de la concurrence déloyale et d’arnaquer la sécurité sociale: certains kiné-ostéopathes continuent de faire passer des séances d’ostéo pour des séances de kiné. Elles sont ainsi remboursées par la sécurité sociale. Ce qui est formellement interdit. Des médecins vont aussi faire rembourser une partie des séances en prétextant que la première partie remboursée correspond au diagnostic médical et la seconde partie non remboursée correspond au traitement ostéopathique. [...]

  3. February 19th, 2012 at 10:42 am

    Les ostéopathes exclusifs devraient-ils être autorisés à faire de la pub? says:

    [...] est aussi à mettre en balance le gros avantage des kiné-ostéopathes (ostéopathes non exclusifs) car nombreux sont leurs patients qui sont référés par des médecins [...]

  4. February 28th, 2012 at 11:08 pm

    Dino says:

    Dans une de tes pages, tu parles de l ostéopathie qui tend devenir une profession de santé et ici de la différence fondamentale entre profession de soins et prof… de santé.
    J’espère que les deux professions aident les patients à avoir une meilleur santé.
    Pour ce qui est du diagnostique: tant que ce sera seulement les médecins qui pourront demander une radio, une IRM, un scanner et aussi un avis kiné ou ostéo, c’est seulement lui le médecin qui a seul le diagnostique. Le kiné et l’ ostéo ont des avis qui peuvent servir à élaborer un traitement efficaces mais dans certaines conditions très précises.
    Quand on sait que certains ostéo manipulent encore de façon violente des personnes souffrantes de névralgies, on comprend mieux pourquoi les mutuelles issues des professionnel de santé ne prennent pas en charge l’ostéopathie.
    Quand aux kinés, les manipulations osseuses font partie de leurs outils thérapeutiques depuis la nuit des temps et c’est d’ailleurs inscrit dans la loi française:
    “dans les limites d’amplitudes physiologiques”
    Je ne sait pas si les ostéo vont au delà…( du réel)
    Suivant la prise en charge et les différents outils, les kinés peuvent aussi appliquer un dépassement d’honoraire avec tact et mesure. Ce qui fait que la séance vaut souvent 25€ et que la sécu rembourse entre 15 et 20 suivant la prescription.
    Aussi depuis 8 ans les médecins peuvent marquer seulement kiné sur la prescription et c’est le kiné qui en fonction de son bilan adaptera son traitement à la personne.
    Donc aujourd’hui, on peut dire que certains kinés et ostéos se valent et certains kinés sont des brêles et d’autres ostéos sont des allumés,
    car les tests ostéoarticulomusculaires, respi, tension artérielle Fréq. card. sont les mêmes pour tous encore faut il bien les évaluer…

  5. February 28th, 2012 at 11:09 pm

    Dino says:

    suis un DAG : délégué de l’assurance maladie

  6. February 29th, 2012 at 2:21 am

    admin says:

    Bonsoir Dino,
    Je vous remercie de votre commentaire mais je dois avouer ne pas tout à fait en comprendre le sens. Peut-être l’heure tardive ?(00h30)

    Tout d’abord concernant la ligne fine sur laquelle je me positionne sur l’ostéopathie. Officiellement l’ostéopathie n’est pas encore une profession de santé et tant que (appréciation personnelle) elle ne se sera pas dotée de protocole prouvé efficace répétable on ne pourra la classée que dans un chapitre de profession de santé de thérapie devant faire ses preuves. Ce qui n’est pas le cas de la kiné qui a plutôt tendance a faire valider des protocoles “réputés” efficaces. Mais oui les 2 essaient de faire en sorte d’améliorer la santé du patient.

    Concernant le diagnostic il y a comme un hic sur cette question. Oui le médecin est le seul à pouvoir poser un diagnostic officiellement, mais il est essentiel pour l’ostéo ou le kiné de poser un diagnostic “supposé, possible, probable”. Je l’appelle “diagnostic de travail”. Sans ce diagnostic le thérapeute n’est pas apte à savoir si il peut traiter le patient ou non.
    Si un patient a 60 ans qu’il a des raideurs lombaires le matin, a des histoires passées de prob de disques, et rien au niveau de l’anamnèse suggérant des problemes GUS/GIT/CARDIO/RESPI/ENDO… que l’examen révele des réflexes ostéotendineux diminués au niveau des membres inf, et une restriction de mobilité passive et active au niveau lombaire`… alors faut-il attendre une radio ou un scanner pour supposé le diagnostic de travail suivant: “possible discopathie dégénérative chronique au niveau lombaire avec arthrose facettaire” ou le thérapeute peut émettre ce diagnostic probable/supposé ? Par contre le thérapeute ne peut pas affirmer ce diagnostic sans examen objectif d’où le fait que seul le médecin est le seul habileté à le faire.
    Un autre point est intéressant est celui du domaine de la dysfonction somatique, car ces dysfonctions ne sont pas facilement objectivalbles par des examens médicaux traditionnels mais le sont plus facilement par des tests subjectifs. Comment alors le médecin peut-il faire un tel diagnostic ? Outre le fait que ce genre de diagnostic ne l’intéresse pas particulièrement car la vie du patient n’est pas en danger et le traitement ne changera pas : que ce soit une petite entorse d’un métatarse, ou un affaissement du cuboïde le traitement sera : prenez des AINS. Ainsi des thérapeutes manuels peuvent devenir plus compétents dans ce genre de diagnostic fonctionnel qu’un médecin généraliste.
    Autant il est important aux ostéos et kiné qu’ils doivent et ne peuvent qu’émettre un probable diagnostic (diagnostic de travail), autant il est important aux médecins de comprendre qu’il ne faille s’offusquer si un thérapeute “kiné ostéo” osent émettre un diagnostic de travail tel que “possible irritation nerveuse de L3/4″.

    Au final ce qui est important c’est que le thérapeute sache quand les signes et symptômes sont suffisamment suspicieux pour devoir réorienter le patient chez son médecin et au médecin d’avoir une certaine confiance aux capacités de “diagnostic” de ces mêmes thérapeutes pour comprendre qu’ils sont censés être aptes à supposer d’un “diagnostic de travail” excluant tout red flag.

    Quand on sait que certains ostéo manipulent encore de façon violente des personnes souffrantes de névralgies, on comprend mieux pourquoi les mutuelles issues des professionnel de santé ne prennent pas en charge l’ostéopathie

    1.Mauvais procès envers les ostéopathes, des médecins commes des kinés font de telles manipulations, par ailleurs il ets intéressant de noter qu’il y a plus d’accidents graves des suites des manipulations cervicales effectuées par des médecins et des kinés et chiropracteurs que par des ostéopathes (voir article de Renaudeau sur la sinistralité de l’ostéopathie sur le site de JL Boutin : le site de l’osteopathie.com et un de mes articles précédent sur les effets secondaires en ostéopathie).
    2. concernant le reste de votre phrase moi pas comprendre vous parlez de RCP? mutuelle remboursant qui, quoi, de quoi, que payent qui ? peut être l’heure tardive 1h06…

    Concernant les manipulations osseuses j’espère que pour nos (futurs) collègues kinés qu’ils ne manipulent pas trop les os mais surtout les articulations ! La nuit des temps est un peu exagérée. Il me semble qu’était surtout enseigné des manipulations des mouvements majeurs des articulations contrairement à la manipulation des mouvements mineurs des articulations “d’où le terme micro-kiné récemment ?” nous restons dans les limites physiologiques bien sûr ! Il est à noter que l’approche viscérale et crânienne/fasciale (que j’appellerai approche idéomotrice voir article sur l’effet idéomoteur) sont propres à l’ostéopathie et peu à peu insérer subtilement dans le cursus de certaines écoles de kiné.

    Concernant dépassement d’honoraire comment définissez-vous tact et mesure ? point intéressant à éclairer.

    Concernant les compétences des kinés et ostéos vous avez certainement raison ceci dit si le kiné est professionnel de santé il ne peut pas se mettre à traiter ses patients avec de la magie noire, des pattes de lapin, des cristaux, car c’est un professionnel de santé. Il ne peut pas alors utiliser des approches qui ne sont pas validés scientifiquement comme ayant un bon ratio bénéfice/risque. Par conséquent ils ne peuvent pas user d’une boîte à outils “ostéopathie” tant que celle-ci ne sera pas protocolaire et prouve efficace/peu de risque.
    En quelque sorte soit il fait de la kiné soit de l’ostéo, mais la kiné-ostéo est un non-sens par définition.

    Cordialement,
    PS. n’hésitez pas à répondre si vous n’êtes pas d’accord avec ce dernier point, ceci étant un argument qui me paraît on ne peut plus logique, je serais heureux que vous puissiez me convaincre du contraire. N’hésitez pas non plus à définir la notion de “tact et mesure”,

    Encore merci,

  7. February 29th, 2012 at 1:18 pm

    Ostéopathie et manifestation du 8 Mars 2012 à Paris says:

    [...] Les kinéo-ostéopathes pourront-ils conserver l’ambiguïté de leur titre ? Demander à ces professionnels de faire le choix entre ostéopathie et kinésithérapie soulagerait évidemment le surnombre actuel et futur d’ostéopathes exerçant car près de 6000 ostéopathes ont la double casquette. Le cumul des genres risque de se prendre un coup de sabre même pour les médecins ostéopathes [...]

  8. March 1st, 2012 at 11:12 pm

    Dino says:

    Vous :
    ” Mais sur la prescription est écrit ce que le kinésithérapeute doit faire. C’est la condition pour laquelle ce traitement de kinésithérapie sera remboursé”. ou bien
    ” A vie ils devront respecter une prescription médicale que quelque part ils auraient eux même voulu prescrire. Et à vie ils devront être serviteur du médecin référant.”
    R: c’est totalement faux! voir mess précdt.

    De nombreux kinésithérapeutes
    OUI 1/4 mais les matières ne sont pas tout à fais les mêmes.
    Le concours kiné est un concours bien distinct

    ” Pour chaque patient l’ostéopathe doit improviser un traitement ”
    C’est pas un peu gros ça? Vous improvisez?
    Comme si il n y avait pas des feuille de route en ostéo. Après ce n’est pas parce qu’on une carte qu’on est obligé de rester sur le chemin mais ça doit aider, non?
    J’ai visité plusieurs kinés et tous travaillent de façons différentes.

    ” Le principe du nombre de chiffres significatifs: si l’ensemble de vos outils ont une précision de 0,01 et qu’un seul de vos outils a une précision de 0,1 alors votre précision globale sera de l’ordre de 0,1!”
    Franchement: le rapport? Si le kiné sait bien bouger les articulations ou les tissus, ça se cumule avec son massage non?
    Et franchement les deux ostéo que j’ai vu de ma vie m’ont fait des “massages” et je n’ai jamais entendu des kinés leurs faire tout un foin pour ça.

    “On compte 2 séances de kinésithérapie pour une séance d’ostéopathie. Ni vu ni connu j’t’embrouille… Tout bénef pour le patient et pour le kiné-ostéo”

    ça c’est interdit, c’est clair, mais le kiné peut faire des dépassements ça c’est ce que je dis aux kiné… Mais après… si le kiné s’est formé et s’occupe de son patient, c’est aussi mieux pour la sécu, non? Et puis 2 séances de kiné ça fait environ 30€. C’est moins cher qu’un chauffagiste!!!
    Vous prenez combien? Surement plus!

    Pour votre information l’ambiguité “du tact et mesure” révèle le fait que la sécu ne respecte pas la convention qu’elle même a signé avec les kinés qui n’ont pas étaient augmenté depuis plus de 12 ans. Ils s’en plaignent souvent!
    La séance de base serait alors de 25€ au lieu de 15€, c’est pourquoi on admet que dans certaines conditions (ostéop exclue) une tarification à 150 ou 200%. La loi du commerce autorise en théorie même 3 fois le tarif sécu!
    Certains kinés profitent donc de l’aura de l’ostéo pour appliquer ces dépassements… ou compter double séances mais c’est interdit. Après si le patient reste double du temps, personne n’embetera le kiné…

    Utilisez vous les pattes de lapin???????
    ” Concernant les compétences des kinés et ostéos vous avez certainement raison ceci dit si le kiné est professionnel de santé il ne peut pas se mettre à traiter ses patients avec de la magie noire, des pattes de lapin, des cristaux ”

    L’ostéo oui??? Je croyais qu’il y avait une charte interdisant ces choses là!!!

    Si le kiné utilise des manipulations ou mobilisations ostéopathique pour “remettre les os en place après avoir masser pour détendre les muscles alors la kiné-ostéo n’est pas un non sens mais bien d’une logique implacable pour une prise en charge globale de la personne…
    Au vu de la loi:
    L’ostéopathie est un titre et non une profession, ce qui permet à plusieurs professionnels de le porter.
    Il faut d’ailleurs actuellement en France moins d’heure de cours pour être ostéopathe que kiné…

    Allez occupez vous de vos patients, et laisser la sécu s’occuper des kinés.

  9. March 1st, 2012 at 11:14 pm

    Dino says:

    Votre site est tout de même bien fait

  10. March 2nd, 2012 at 2:34 am

    admin says:

    Cher Dino,
    Effectivement merci de nous éclairer sur ce point quant à la prescription médicale. Cependant Est-ce qu’il est souvent juste marqué “kiné” sur la feuille de prescription ? Il me semble que non. Que se passe-t-il si il est marqué “rééducation du dos 10 séances” ? Le kiné a-t-il le droit de travailler sur le ventre en viscéral ? ou encore de travailler sur un genou ou une hanche si il considère que c’est en rapport avec le problème de dos ? car à ce moment il ne respecte plus la prescription? ou si il est marqué “massage dos x10″, même question le kiné peut-il s’aventurer à avoir une approche plus holistique ? Où se doit-il de respecter à la lettre la prescription ?

    Concernant les concours kiné plus de la moitié des écoles recrutent via PCEM voir ici, donc oui de nombreux kinés auraient certainement préféré devenir médecin.

    Concernant l’improvisation d’un traitement en ostéopathie non ce n’est pas un peu gros:
    Pour 2 patients qui ont mal à une épaule, au cou, au dos (…) le traitement peut être radicalement différent. Il n’y a pas de feuilles de route en ostéopathie et c’est bien là l’un des problèmes majeur en ostéo. Personnellement je me force à suivre une sorte de protocole flexible autodidacte et ce protocole peut effectivement me donner des axes de traitements différents pour 2 patients se plaignant d’une même douleur. Il y a grosse marge d’improvisation. Pour certains patients l’approche sera essentiellement idéomotrice (crânienne, fasciale) d’autre structurelle, ou viscéral mais le plus souvent un mix des 3.

    Différents kinés vont travailler de manières différentes certes, mais normalement leur statut de professionnel de santé est censé leur imposer d’utiliser des méthodes éprouvées scientifiquement et approuvées efficaces. D’où l’explication du chiffre significatif ( a priori peu claire :) ). Je vais me permettre d’aller plus dans le détail:
    Si vous êtes un professionnel de santé vous ne pouvez pas vous permettre d’utiliser des techniques par ce que ça fait cool, ou que c’est à la mode. Un chirurgien utilise des protocoles qui sont prouvés efficaces, même chose pour un généraliste qui va donner un médicament il va suivre des règlementations de prescriptions, doses vaccinations etc car prouvé scientifiquement. Il n’est pas pensable que l’on puisse appeler un kiné ou un médecin professionnel de santé si il utilise des techniques de type “magnétiseur” (ou patte de lapin, cristaux etc…)
    L’ostéopathie bien que reconnue et pratiquée par de nombreux professionnels de santé n’est pas une profession de santé. Il lui reste à faire beaucoup de preuve quant à son efficacité et notamment à évaluer les protocoles ostéopathiques qui sont efficaces. Je vais peut-être me répéter mais il faut bien comprendre que si quelqu’un utilise l’ostéopathie il a une approche empirique car il ne suit pas un protocole éprouvé/approuvé efficace. Cela veut dire qu’un kiné ou qu’un médecin qui utilise de l’ostéopathie a une approche empirique et non plus scientifique. La question est alors la suivante un professionnel de santé peut-il alors se prétendre professionnel de santé si il utilise des méthodes de travail empirique ? Personnellement Je ne pense pas. Car sinon il aurait la même légitimité à recommander un power balance, une patte de lapin, utiliser un pendule etc…

    Alors effectivement l’exemple que vous donner sur “il masse le dos et ensuite remet les vertèbres en place” ça sonne bien, mais allons dans le détail et vous verrez que c’est en fait un peu plus flou que prévu:
    il masse quel muscle ? le muscle tendu ou contracté? il bouge quelle vertèbre ? dans quel sens ? comment décide-t-il ? par la palpation ? un peu subjectif non ? il en fait bouger combien ? il commence par laquelle ? il craque d’abord ou il masse d’abord ? Il fait craquer si c’est aigüe ? Il met sa main sur ou en dessous de la vertèbre ? Il corrige les composantes de rotations en exacerbation de lésion ou non ? comment définit-il si c’est aiguë? en jour au fait que ça fasse mal ? mal combien ? Il fait craquer celle qui fait mal ? celle qui est bloquée? à quel âge (du patient) arrête il de faire craquer ? si il y a de l’arthrose il fait craquer ? il manipule sur un disque pour le “remettre en place”? si il y a de petits fourmillement il manipule ? Si ça passe pas du premier coup il insiste ou non ? combien de fois 2, 3 4 ? Le patient a une maladie de type Sclérose en plaque il peut faire craquer ? oui non ? pourquoi ? mais au fait c’est la vertèbre ou c’est la côte ? ………..

    Ces questions semblent un peu too much et je m’en excuse, mais c’est pour vous montrer que juste sur les “manipulations vertébrales” qui sont une infime partie de l’ostéopathie, il est très difficile de sortir un protocole convenable qui puisse être répété, testé éprouvé et approuvé scientifiquement efficace. L’ostéopathie est une approche empirique, au feeling, ce qui est particulièrement incompatible avec la notion de professionnel de santé qui se veut scientifique.

    Concernant les dépassements d’honoraire: vous semblez confirmer la notion d’ambiguïté : “ils utilisent l’aura de l’ostéopathie pour faire des dépassements d’honoraire”, donc le kiné ostéo fait alors passer des “séances d’ostéo” pour des séances de kiné ce qui est interdit . Pourquoi alors autoriser l’utilisation du titre kiné-ostéo? vous pourriez me dire il fait de la kiné et utilise d’autres techniques (dont ostéo mais on ne le dira pas) et on rembourse en dépassement d’honoraire. Dans ce cas là si il ne fait pas d’ostéopathie officiellement pourquoi le mettre sur la plaque ? N’est-ce pas ambiguë comme situation ? Il n’y a qu’à regarder le résultat du sondage mis en place 44% des personnes ayant voté prétendent que leur kiné-ostéo à recours à ce genre de pratique. Combien de kiné-ostéo la sécu a-t-elle poursuivi pour fraude? beaucoup ou peu ? Si un si grand nombre de kiné-ostéo font ce genre de magouille comment ne pas être révolté par cette concurrence déloyale ?

    Concernant les prix des consultations en ostéo on oscille entre 50 et 60€ et entre 30 à 60 min. Nous ne sommes pas des fonctionnaires, nous ne coûtons rien à la sécurité sociale, nous lui ferions même faire des économies, en évitant de trop nombreux examens complémentaires souvent inutiles. Et je vous garantis que les 50€ c’est pas du net, qu’on ne peut pas se permettre de faire revenir les patients 5, 10 ou 20 fois si ce n’est pas efficace !

    Concernant le nombre d’heure d’étude ceci est particulièrement bas de votre part :) Sachant que les lobbys de santé ont tout fait pour que le décret de 2009 remontant à 3500hrs le minimum de formation soit abrogé car sinon ils ne pouvaient plus utiliser du titre ! L’OMS recommande 4200hrs ce qu’applique toutes les écoles de qualité en France. voir dernier article sur Manif,

    Je vous remercie de votre intervention et de votre compliment, et de cette stimulante conversation,

    Cordialement

  11. March 3rd, 2012 at 11:47 am

    Sophie says:

    A l’auteur de l’article,
    Je suis ostéopathe exclusif issue d’une école en cinq ans, autant vous dire que je ne peux qu’abonder dans votre sens au sujet des fraudes à la Sécurité Sociale.
    Je me permets d’ajouter que les kinés ne sont pas les seuls à pratiquer ce tour de passe passe, les médecins ostéos sont également concernés !
    Seulement, une phrase me chiffone un peu dans vos commentaires : “Il n’y a pas de feuilles de route en ostéopathie et c’est bien là l’un des problèmes majeur en ostéo.”
    Alors là, je ne suis pas DU TOUT d’accord avec vous. A mon (humble) avis, la nécessité de protocoliser les traitements quel que soit le patient en face de nous est complètement dépassée ;la prise en charge personnalisée et individualisée du patient n’est-elle pas l’essence même de notre profession ?
    J’avoue ne pas comprendre cet état d’esprit et cette nécessité de tout faire rentrer dans des cases ou traiter chaque pathologie selon un protocole précis… si ce n’est la volonté de se rassurer, mais dans ce cas il vaut mieux faire kiné pour le coup ! Pour moi l’ostéopathie en perdrait tout son intérêt.
    Bonne continuation et merci de m’avoir lue

  12. March 3rd, 2012 at 3:09 pm

    Thierry says:

    Bonjour,
    Dans un premier temps, votre article paraissait intéressant cependant je regrette que l’argumentaire soit appuyé par des affirmations qui n’en sont pas voir des syllogismes.
    En effet, on peut se questionner sur le fondement d’un tel article ?
    Jeter encore de l’huile sur le feu ou essayer véritablement de comprendre la situation actuelle pour parvenir à des solutions ?
    Tout d’abord, il serait judicieux de commencer par le début, les lois de 2002 et 2007 sont mal faites et mal adaptées, pour preuve et en caricaturant, nous n’avons jamais été mieux que lorsque nous étions illégaux !!!
    Cette loi a donc édité un principe de Titre et non de profession, ce qui est toujours le cas actuellement malgré les différents textes de cour de Cassation ou de Conseil d’Etat qui parfois précisent mais souvent laissent encore le flou d’interprétation.
    En l’occurrence, il est vrai que tant le Conseil de L’Ordre des Kinésithérapeutes que celui des médecins (appuyés par leur DIU) surfent sur ces vagues d’imprécisions.
    Il faut aussi considérer que dans l’enseignement des étudiants en kinésithérapie l’ostéopathie (ou la thérapie manuelle) tient une place d’importance.
    Ce qui laisse sans doute à penser pour certains futurs professionnels de Santé que cela fait partie de leurs prérogatives…
    Au même titre que l’on enseigne le massage ou le strapping à des étudiants en Ostéopathie !!
    Je me permet de vous rappeler que la manipulation fait partie des compétences en NGAP des kinésithérapeutes tout comme le bilan devenu diagnostic par la suite.

    Le fait d’être prescrit est une condition de remboursement et non d’exécution.
    D’ailleurs cette même prescription est indicative mais n’est plus obligatoirement quantitative ou qualitative, contre balancée par les référentiels aujourd’hui.

    Au sujet de certains arguments de valorisation, je vous suis tout à fait, c’est d’ailleurs un de ceux qui a fait qu’au départ, je me suis démarqué dans la pratique pour ne faire plus que cela aujourd’hui.

    Pour ce qui est de l’exécution des actes, vous confondez sciemment ou non, plusieurs éléments importants :
    - être soumis à une prescription ne signifie pas que l’on ne peut effectuer des actes hors prescription, c’est bien pour cela qu’existe la Nomenclature des actes professionnels.
    - ne pas faire un acte nomenclaturé n’est pas en contradiction avec un état de professionnel de Santé, être en accord avec la Science ne signifie pas obligatoirement que tout ce qui n’est pas étudié ou établi contradictoirement au jour de l’exécution ne répond pas à la Science.
    C’est d’ailleurs tout le problème de la Science et du Scientisme.
    Il existe un nombre incalculable de soins en kinésithérapie qui n’ont rien de scientifique et qui apporte leurs résultats comme l’inverse d’ailleurs.
    Lorsqu’un médecin exécute un acte d’ostéopathie cela annule t’il ses compétences de médecin ??
    Je ne pense pas, et bien c’est la même chose pour le kinésithérapeute validé par son diplôme et quand bien même un jour il ne fasse plus que de l’ostéopathie, il aura toujours en lui cette capacité au minimum due à cette précédente réflexion ou expérience.
    Maintenant si l’on suit votre réflexion de l’exécution scientifique, on pourrait en conclure que comme l’ostéopathie n’est pas en demeure de prouver son efficacité scientifique, elle n’a pas lieu d’être dans le champ de la Santé.
    Dans ce cas quel intérêt d’y adjoindre 1200, 2550 ou 5000 heures d’enseignement si celui ci n’est pas fondé ?
    Voyez qu’en caricaturant on arrive à n’importe quoi !

    Personnellement, il aurait fallu attraper le coche au jour dit et se battre pour que l’ostéopathie soit une spécialité “uniciste” de la kinésithérapie (ou futur physiothérapie), cela aurait au moins libérer le champ des tricheries diverses et variées qui existe sans contestation possible…tout comme pour le médecin d’ailleurs.
    Mais c’est une autre débat du passé.

    En résumé, on peut critiquer sans cesse les kinésithérapeutes qui ne font, pour certains qu’utiliser le système pour d’autres le détourner sans faille.
    Ce qui est étonnant en effet, c’est que la S.S ne s’en mêle pas davantage ?
    Où est l’intérêt des tutelles ?

    Maintenant, il ne faut pas se leurrer, les maux actuels et à venir des ostéopathes ne viennent certainement pas pour principal des professions de Santé, même si elles y participent sans aucun doute, mais plus surement de la mésentente formelle des ASP, de leurs guerres viscérales et surtout pour moi de leur impossibilité de s’effacer au profit de l’intérêt général.
    Sans compter ces directeurs d’écoles qui sont plus souvent des financiers que des maitres d’enseignements !
    Il y a trop d’égo et pas suffisamment d’égaux en leur sein pour que leur union ne soit pas de façade, il suffit de regarder les gesticulations du GFIO pour s’en persuader.
    Je rêve d’un jour ou un personnage emblématique osera dire, on dissout toutes les ASP pour n’en faire qu’une soumise aux nouveaux votes de leurs membres ….mais c’est vrai je rêve ! :)

  13. March 3rd, 2012 at 10:26 pm

    admin says:

    Merci Sophie pour votre commentaire,

    Le fait de faire des protocoles n’est pas forcément de pousser les ostéopathes à travailler de cette manière mais elle permet de faire de la recherche pour savoir ce qui fonctionne de ce qui ne fonctionne pas en ostéopathie.
    Si on a pas de protocole alors l’expérience n’est pas répétable et on ne peut pas prouver que l’ostéopathie est efficace pour “le mal de dos, de cou de genou …”
    Il est à noter que avoir un protocole ne veut pas dire faire le même traitement à tout le monde. En effet vous pouvez avoir un protocole de diagnostic/traitement ainsi garder une certaine approche “tailor made” pour le patient en face de vous.

    Je ne pense pas que ce soit une histoire de se rassurer, effectivement oui dans un sens, Ne vous importe-il pas de savoir si vous êtes un charlatan ou non ? Si la preuve est là ne décideriez-vous pas de faire un autre métier ? Oseriez-vous vous regardez le matin dans un miroir sachant que vous faites du charlatanisme ?
    Mais c’est aussi savoir si ce que l’on fait marche vraiment ou pas et savoir comment s’améliorer ! Un protocole vous permet d’identifier ce qui est important de ce qui l’est moins…

    Merci encore,

  14. March 3rd, 2012 at 11:58 pm

    admin says:

    Merci Thierry pour vos précisions,

    Tout d’abord je voudrais vous signalez cet article role de l’ostéopathie en france et celui-ci sur manifestation du 8 mars qui en est un condensé dans lesquels je rejoins vos points sur la démographie et ses causes (ASP, écoles, lobbys…)
    Suite à votre réponse je vais très certainement gratter du côté de la nomenclature des actes qui a été insuffisamment développé dans cet article je dois le reconnaître.

    Cependant je dois dire ne pas être d’accord avec vous:
    Si l’ostéopathie n’est pas validée par la science actuellement (ce qui a été décrété par l’académie de médecine en 2006) alors sa pratique est de type charlatanesque. en effet comment savoir si c’est dangereux ou efficace ?
    Ainsi cela rejoint les 2 articles :
    « Art.R. 4321-80.-Dès lors qu’il a accepté de répondre à une demande, le masseur-kinésithérapeute s’engage personnellement à assurer au patient des soins consciencieux, attentifs et fondés sur les données actuelles de la science.”
    et
    « Art.R. 4321-87.-Le masseur-kinésithérapeute ne peut conseiller et proposer au patient ou à son entourage, comme étant salutaire ou sans danger, un produit ou un procédé, illusoire ou insuffisamment éprouvé. Toute pratique de charlatanisme est interdite.”

    Le kiné-ostéopathe ne peut pas alors utiliser sur sa plaque ces 2 titres en même temps. Que diriez-vous si vous verriez sur une plaque Kinésithérapeute-magnétiseur ? ou kinésithérapeute-reboutologue ?ou encore kinésithérapeute-astrologue ?

    Par contre il peut tout à fait avoir un cabinet de kinésithérapie et un autre cabinet d’ostéopathie. D’un côté professionnel de santé et de l’autre ostéopathe-astrologue-charlatan.

    Ceci est exactement le même principe pour le médecin. Voir sur une plaque médecin-ostéopathe est un non-sens car c’est associé une profession de santé avec une approche dite “charlatanesque” ou non prouvée scientifiquement ce qui est antinomique avec le titre professionnel de santé encore une fois.

    Prenons un exemple plus parlant un kinésithérapeute-radiesthésiste: le kinésithérapeute est professionnel de santé pas de problème. Il fait chez lui de la radiesthésie pas de problème, et cela ne remet pas en cause sa qualité de professionnel de santé. Par contre si il utilise son pendule pour diagnostiquer ses patients là cela remet en cause son titre professionnel de santé.

    La durée des études n’est surement pas indicateur d’une validité scientifique, Si c’était le cas on pourrait certifier que Dieu existe car un prêtre fait 6 années d’études !

    Quant à l’ostéopathie non ce n’est pas une profession de santé. Si elle est reconnue en tant que telle alors il faudra la ranger dans un livre spécial qui sera dédié aux “thérapies devant faire leurs preuves scientifiques”. Cet accès à ce livre leurs permettrait d’être étudiées dans des protocoles en hôpitaux ou en collaboration dans des centres médicaux-pluridisciplinaires. Il en découlera des protocoles qui seront efficace ou non et que l’on pourra ensuite appliqué de manière officiel. Si à ce moment là un kiné-ostéopathe revendique travailler avec ce protocole qui fonctionne alors dans ce cas là il ne perdra pas sa légitimité à user du titre professionnel de santé-ostéopathe-méthodequimarche.

    Merci encore pour votre commentaire,

  15. March 4th, 2012 at 3:23 pm

    Sophie says:

    Merci de votre réponse,
    Pour ma part, je pense que la nature même de l’ostéopathie fait que l’on peut difficilement définir ce qui marche ou ne marche pas pour telle ou telle pathologie puisque justement la cause de la pathologie en question est en général complètement différente d’un patient à l’autre !
    D’autre part, de nombreuses études récentes ont d’ores et déja prouvé l’efficacité de l’ostéopathie (non expliquée par effet placebo), nottement dans la prise en charge des lombalgies.
    De mon côté, ce sont mes patients qui tous les jours me confirment que je ne suis pas un charlatan.
    C’est tout à votre honneur de chercher à vous en convaincre “scientifiquement”, moi je considère que c’est s’éloigner du principe de l’ostéopathie et de la vie elle même, qui répond au final assez peu aux lois de la science…
    A trop scientifiser notre profession, nous risquons de nous amputer d’une bonne partie de celle-ci en nous cantonant à de pures lois biomécaniques, ce qui me semble une erreur.

  16. March 4th, 2012 at 5:23 pm

    Thierry says:

    Bonjour,
    Nous sommes d’accord sur pas mal de points cependant, dans le paysage actuel au sein duquel s’exprime l’ostéopathie, il est important d’une part de ne pas tout mélanger et d’autre part de ne pas trop souvent amener les amalgames.
    Il fut un temps où j’enseignais avec un confrère en école de de kinésithérapie, période pendant laquelle certains enseignants développaient les cours de “Thérapie Manuelle” ! Je vous passe sur les conditions qualitatives et la confusion avec l’ostéopathie, mais ce fut une des raisons de notre départ de cet établissement, nous qui avions fait l’effort d’un parcours spécifique après notre diplôme de kiné.
    Aujourd’hui, on trouve beaucoup plus de kinés qui veulent ou qui croient faire de l’ostéopathie parce qu’on leur a enseigné comme tel !
    Malheureusement c’est ancré, au même titre que dès le départ on bourre le crâne des futurs ostéos issus du temps plein contre le méchant kiné !
    En attendant, on trouve des écoles d’ostéo à 200 par promo où certaines enseignent même le massage, le strapping, les étirements, etc….

    Je me souviens d’une époque (vers 1982) où de nos enseignants, futurs chefs d’établissements nous disaient que plus on saturerait le système en ostéopathes plus nous serons forts pour nous imposer au sein de nos politiques,
    On constate aujourd’hui l’importance de ces propos.

    Pour revenir aux kinésithérapeutes, il faudra certes trouver des règles strictes et combattre les fraudeurs, mais je reste persuadé que l’on ne pourra faire sans les kinés ou sans les médecins.
    Tout comme on ne pourra tolérer longtemps, la saturation et la médiocrité qui s’impliquera assez vite chez les ostéopathes, au premier accident vital on trinquera sans faille.

    J’étais à une réunion d’un syndicat bien connu, il y a peu et je suis sidéré par le décalage qui existe entre un discours populiste et la réalité de terrain, pour certains représentants nous ne sommes pas dans l’urgence d’un recentrage des ASP voir d’une fusion….nous aurions 10 ans devant nous !!!

    Alors oui, il faut bouger mais rien ne se fera par l’ensemble des ASP, malheureusement la seule issue sera politique…..à nous de la façonner au mieux.

  17. March 17th, 2012 at 3:10 pm

    Schmitt says:

    Il serait peut être nécessaire de revoir vos classiques, pour le moment, la kinésithérapie est certes une profession prescrite, mais grâce à l’acquisition du bilan diagnostic kiné, c’est le kinésithérapeute qui fixe lui-même les moyens de rééducation à mettre en oeuvre et le nombre de séances à y appliquer, le kinésithérapeute étant tout-à-fait capable de prendre en charge un patient et de déceler les contre indications. De plus, de par vos propos, vous montrez du doigt les kinésithérapeutes qui usent de techniques ostéopathiques, alors que l’ostéopathie est un prolongement nécessaire du métier de kinésithérapeute, métier manuel, a contrario de la profession de médecin,plus à distance!! Il serait nécessaire dès lors de dénoncer certaines pratiques houleuses de médecin, se montrant ostéopathe, n’ayant effectué que quelques heures de formation et arborant ce titre, confrontés aux kinésithérapeutes formés spécifiquement dans la thérapie manuelle et suivant une formation continue spécifique. Actuellement nous retrouvons trois professions de santé pouvant être ostéopathe: les kinésithérapeutes, les médecins et les sages femmes. Ainsi, il serait judicieux de dénoncer ces pratiques pour toutes ces professions de santé! De plus, le fait de généraliser le statut de médecin déchu à tous les kinésithérapeutes est un bien grand mal, sachant qu’actuellement le concours de kinésithérapeute est aussi difficile à avoir que celui de médecine, parlant en connaissance de cause car ayant obtenu mon concours de médecine et raté celui de kinésithérapeute… Révisez vos propos.

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