Osteopathie-64

Ostéopathie structurelle, viscérale et crânienne

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Mal de cou, cervicalgie: approche par l’ostéopathie

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Le mal de cou est un trouble très intéressant ostéopathiquement parlant, bien que peu agréable pour le patient. En fait nous devrions remercier les décrets de 2007 règlementant l’ostéopathie (interdisant notamment les Manipulation Cervicales, MC sans autorisation médicale ) pour nous avoir offert l’opportunité d’approfondir d’autant plus notre compréhension ostéopathique de la cervicalgie.
Les plus puristes d’entre nous diront qu’il n’était pas nécessaire d’interdire les MC pour améliorer notre ostéopathie, il n’empêche que pour nombre d’entre nous cela nous a forcé à approfondir notre approche thérapeutique afin d’essayer de soulager une cervicalgie sans avoir recours à une MC.

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Césarienne, cicatrice et effets sur la posture

(You can find an english translation of this article Here)

Une opération chirurgicale reste une expérience douloureuse tant bien même que la procédure est moins intrusive (coelioscopie) et que la gestion de la douleur a fait des progrès.

La coelioscopie a véritablement été une révolution pour limiter les adhésions cicatricielles survenant après une opération, mais dans de nombreux cas le coup de bistouri est toujours nécessaire. Effectivement la césarienne par coelioscopie poserait quelques problêmes techniques… Chaque années en France c’est 160000 naissances par césarienne.
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La respiration, un point de vue ostéopathique

Combien de temps par jour prenez-vous le temps de bien respirer ? (une respiration abdominal, profonde et consciente)

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La respiration est essentielle pour pouvoir vivre. Le rythme respiratoire avoisinne les 12 cycles par minute.

Lors de l’inspiration le corps va capter de l’O2 et lors de l’expiration il va se débarasser de l’excès de CO2.

La respiration sert aussi à la régulation du pH, une hyperventilation va diminuer l’acidité en se débarassant du CO2 à l’inverse une baisse de la ventilation va augmenter l’acidité.

Mais l’utilité de la respiration ne s’arrête pas là, elle sert à communiquer par la voix, à sentir via l’odorat et le mouvement rythmique du diaphragme sert de pompe qui  masse les organes intra-abdominaux et favorise le retour veineux et lymphatique. (suite…)

Les sciatalgies et les cruralgies

Les sciatalgies (sciatiques) et les cruralgies sont des atteintes des nerfs périphériques. Ces atteintes peuvent soit provenir d’une irritation au niveau de la racine soit sur le trajet du nerf..

La cruralgie est une irritation du nerf fémoral (ou crural same same) dont les racines nerveuses sont L2L3L4. C’est un nerf moteur et sensitif

  • moteur: iliacus, psoas, pectineus, adductor longus, sartorius, quadriceps
  • sensitif: face antérieure de la cuisse, côté mediale arrête tibiale, dos et bord médial du pied ainsi que l’articulation du genou et hanche

La sciatalgie est une irritation du nerf sciatique dont les racines nerveuses sont L4L5S1S2. C’est aussi un nerf moteur et sensitif.

  • moteur: on va faire simple… tous les muscles postérieurs à la jambe
  • sensitif: on va faire simple encore une fois tout l’arrière de la jambe, la plante du pied et son côté latéral

Vue postérieur de la jambe, nerf sciatique

Vue postérieur de la jambe, nerf sciatique

Vue antérieure de la jambe, nerf fémoral

Vue antérieure de la jambe, nerf fémoral

(source bartleby.com)
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La lésion ostéopathique ou dysfonction somatique

EN BREF…

Qu’est ce qu’une “lésion ostéopathique“?

“C’est ce que l’ostéopathe traite!” dira un élève.

La lésion ostéopathique a été remplacée récemment par  le terme “dysfonction somatique“. Le terme lésion n’ayant pas le même sens en ostéopathie et en médecine, et par soucis de communication avec d’autres thérapeutes il serait mal venu de garder le nom de “lésion ostéopathique“.

D’après la définition du GOsC (registre des ostéopathes en GB) une dysfonction somatique est “une mauvaise fonction ou une fonction altérée d’éléments reliés au systèmes musculo-squelettique (squelette, articulation, muscle et fascia) et reliés aux systèmes vasculaires, lymphatiques et nerveux.”

En cabinet nous avons tendance à appeler ces dysfonctions des “restrictions“, des “hypomobilités” ou encore des “densités” car à travers nos tests ce sont ces restrictions de mobilité que nous recherchons et que nous pouvons traiter. (suite…)

Ostéopathie viscérale

EN BREF…

Les organes sont très important pour la fonction du corps et sont reliés au système musculo-squelettique par des attaches ligamentaires, fasciale, nerveuses et liquidiennes. La médecine allopathique reconnaît que certaines atteintes sévères du système viscérale peuvent entraîner des douleurs (foie et épaule droite, colique néphrétique et douleur lombaire).En ostéopathie nous considéront que même des atteintes légères des organes provoquent généralement un manque de mobilité d’un organe et va influer de manière significative sur les strutures avoisinantes et cela d’un point de vu mécanique, fluidique et neurologique.


UN PEU PLUS DE DETAILS…

Par exemple prenons le cas d’un patient souffrant d’une gastrite. Son estomac est sensible, et va se “protéger”, l’hémi-diaphragme gauche va voir son amplitude de mouvement diminuer. Les côtes 5 à 8 vont moins bouger et avec elles leurs vertèbres respectives. La sensibilité stomacale va bombarder d’information neurologique les segment médullaires qui l’innervent (T5-T9). La partie basse du poumon ne pouvant bien se remplir, la respiration va s’effectuer principalement sur sa partie supérieure grâce aux muscles accessoires de la respiration. Ces muscles (scalènes et SCM) s’attachent sur les premières côtes et sur les cervicales; leurs contractions répétitives entraînent des fixations vertébrales qui peuvent être douloureuse. La position antalgique du patient fait que son épaule gauche s’antériorise et va ainsi en compromettre sa biomechanique.

Un trouble viscéral va donc facilement engendrer toute une série de disfonctions appelée chaîne lésionnelle.

J.P. Barral est vraisemblablement l’ostéopathe qui a développé les manipulations viscérales (interview de J.P. Barral). Il décrit 2 types de mouvement: la mobilité et la motilité. La mobilité est la capicité de mouvement de l’organe dans son environnement (un rein à chaque inspiration/expiration “cours” de 3cm) et la motilité représente le mouvement inhérent de cet organe et est indicateur de sa vitalité. Cette notion de motilité partage pas mal de similarité avec la notion de rythme crânien. Serait-on en fait en face d’un effet idéomoteur et d’une sorte d’illusion palpatoire ?

Le but des manipulations viscérales est de restaurer la mobilité et ensuite la motilité de l’organe. Une fois le ou les organes manipulés il reste à mobiliser les structures musculo-squelettiques encore fixées.