Osteopathie-64

Ostéopathie structurelle, viscérale et crânienne

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La lésion ostéopathique ou dysfonction somatique

EN BREF…

Qu’est ce qu’une “lésion ostéopathique“?

“C’est ce que l’ostéopathe traite!” dira un élève.

La lésion ostéopathique a été remplacée récemment par  le terme “dysfonction somatique“. Le terme lésion n’ayant pas le même sens en ostéopathie et en médecine, et par soucis de communication avec d’autres thérapeutes il serait mal venu de garder le nom de “lésion ostéopathique“.

D’après la définition du GOsC (registre des ostéopathes en GB) une dysfonction somatique est “une mauvaise fonction ou une fonction altérée d’éléments reliés au systèmes musculo-squelettique (squelette, articulation, muscle et fascia) et reliés aux systèmes vasculaires, lymphatiques et nerveux.”

En cabinet nous avons tendance à appeler ces dysfonctions des “restrictions“, des “hypomobilités” ou encore des “densités” car à travers nos tests ce sont ces restrictions de mobilité que nous recherchons et que nous pouvons traiter.

 

 


UN PEU PLUS DE DETAILS…

Après un choc, un trauma, ou par phénomène de compensation des muscles vont se contracter pour protéger l’endroit qui souffre. Si cette contraction a été violentes ou longue (plusieurs semaines) il va y a avoir une modification tissulaire. Une certaine fibrosité va s’installer et cela va limiter la mobilité. Va s’en suivre une mauvaise vascularisation, un mauvais drainage, et une “contamination” de cette mauvaise mécanique locale à d’autres parties du corps par le fait d’attaches musculaires ou fasciales.

Il peut aussi y avoir des lésions dites “viscéro-somatiques“: Si un organe souffre, il va bombarder d’informations neurologiques les segments médullaires qui l’innervent par les voies sympathiques (par exemple l’innervation ortho-sympathique de l’estomac provient des niveaux vertébrales de T5 à T9). Ces segments médullaires bombardés vont être “facilités” ou plus réactifs. Du coup les muscles innervés par les mêmes segments médullaires vont avoir tendance à toujours être plus facilement contractable. Le tonus musculaire au repos sera plus élevée.  Si nous prenons l’exemple de l’estomac, quelqu’un qui souffre d’une gastrite chronique ou d’un ulcère va constamment augmenter le tonus musculaire des muscles para-vertébraux des niveaux T5 à T9. Ces muscles vont se fibroser et entrainer avec eux une perte de mobilité de ces étages vertébraux et éventuellement des douleurs.

Certaines restrictions vont être plus importantes que d’autres, et certaines dysfonctions somatiques vont entrainer d’autres dysfonctions. De là va naître les termes de lésions primaires et de lésions secondaires.

  • La lésion primaire:

Elle survient généralement après un choc, ou un trauma violent. Typiquement une entorse, une fracture ou une entorse cervicale dûe à un whiplash.

Une intoxication ou une pathologie peuvent aussi être des causes de lésions primaires. Ces lésions primaires vont entrainer une série d’adaptation et de compensation qui elles seront appelées lésions secondaires. Il est essentiel de trouver et de traiter ces lésions primaires sinon aucune amélioration ne sera notables sur le long terme.

  • La lésion secondaire:

Une lésion secondaire est une dysfonction qui apparait comme compensation d’une lésion primaire. Une amélioration de la lésion primaire entrainera un changement de compensation qui se traduira généralement par une dissipation des lésions secondaires. Mais si une lésion secondaire devient trop chronique celle-ci peut à son tour devenir primaire.

Il existe aussi des “hypermobilités“; ces hypermobilités répondent à la définition de la dysfonction somatique et peuvent aussi être identifiées à la palpation. Ces hypermobilités ne peuvent être traitées en ostéopathie, du moins de manière directe. Généralement l’approche kinésithérapeutique, en renforçant la stabilité musculaire semble souhaitable.

Ces dysfonctions somatiques peuvent être responsables pour des douleurs de cou (cervicalgie) et des douleurs de dos ( lombalgie)

Petit rappel anatomique:

L’importance de la mobilité du bassin:

L’importance des courbes de la colonne vertébrale:

L’influence de la dysfonction somatique:

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20 Responses to “La lésion ostéopathique ou dysfonction somatique”

  1. novembre 25th, 2009 at 6:39

    Le mal de dos | osteopathie-64 says:

    […] « La lésion ostéopathique ou dysfonction somatique Rappel Anatomique des lombaires et du bassin […]

  2. décembre 5th, 2009 at 12:52

    Les hernies discales ou discopathies | osteopathie-64 says:

    […] L’influence de la dysfonction somatique: […]

  3. décembre 28th, 2009 at 2:12

    Diagnostics ostéopathiques d’un lumbago | osteopathie-64 says:

    […] fixation vertébrale […]

  4. février 6th, 2010 at 6:18

    Approche ostéopathique maximaliste et minimaliste | osteopathie-64 says:

    […] le diagnostic ostéopathique va être très précis et le traitement visera à traiter “LA lésion primaire” et laisser le corps recompenser. Si on relâche cette lésion primaire qui est source de […]

  5. avril 18th, 2010 at 11:56

    Le Lien Mécanique | osteopathie-64 says:

    […] la balance inhibitrice. La balance inhibitrice c’est appuyer avec la même intention sur 2 lésions ostéopathiques et noter laquelle reste rigide et laquelle cède. Le but étant de trouver celle qui lorsque […]

  6. juin 2nd, 2010 at 1:16

    La psychologie des tissus | osteopathie-64 says:

    […] nécessairement réagir de manière différente face à la même technique ostéopathique. Chaque dysfonction somatique aurait donc sa propre […]

  7. novembre 21st, 2010 at 1:32

    Les 3 unités | osteopathie-64 says:

    […] tests spécifiques existent sur chaque unité et l’intérêt est de trouver les plus lésions ostéopathiques les plus importantes de chaque unité. Les lésions les plus importantes seront inchangées en […]

  8. avril 7th, 2011 at 11:52

    Les ostéopathes possèdent-ils le don de psychométrie ? | osteopathie-64 says:

    […] Si le dit “ostéopathe” n’est pas capable d’identifier ces “lésions ostéopathiques“, alors il ne peut pas traiter convenablement son […]

  9. mai 19th, 2011 at 12:30

    Les douleurs musculo-squelettiques sont-elles contagieuses? | osteopathie-64 says:

    […] pourra provoquer des problèmes de hanche, de bassin, de dos… Ainsi  l’effet de cette hypomobilité initiale au niveau de la cheville s’est propagée aux structures avoisinantes telle une […]

  10. août 8th, 2011 at 12:18

    Votre ostéopathe ou votre chiropracteur vous arnaque-t-il ? | osteopathie-64 says:

    […] par exemple), soit l’ostéopathe ou le chiropracteur n’a pas su identifié “la lésion primaire” responsable du TMS du patient, soit une pathologie ou un problème sous-jacent est la cause […]

  11. février 6th, 2012 at 1:39

    Mal de cou et cervicalgie, et ostéopathie | osteopathie-64 says:

    […] hypomobilités et leurs raisons existentielles. Ce sont ces hypomobilités (que l’on appelle dysfonctions somatiques) qui vont perturber l’équilibre mécanique du corps et engendrer des tensions […]

  12. février 13th, 2012 at 12:00

    Ostéopathie: comment ça marche ? | Biarritz-Ostéopathe says:

    […] des micro-restrictions tissulaires et articulaires. Ces tensions tissulaires aussi appelées lésions ostéopathiques ou dysfonctions somatiques perturbent la mécanique du corps et ont une forte chance d’être […]

  13. février 19th, 2012 at 2:57

    L'arthrose et l'ostéopathie says:

    […] La plupart des articulations touchées sont les articulations porteuses (genoux, hanches, lombaires) ce qui laisse suggérer que le rôle mécanique est très important, mais d’autres articulations comme les cervicales peuvent aussi être atteintes. Certaines atteintes articulaires passées (traumatiques, pathologique) semblent précipiter le phénomène arthrosique, d’où l’importance de ramener  de la mobilité à ces dysfonctions somatiques. […]

  14. février 19th, 2012 at 9:16

    Rappel anatomique du bassin says:

    […] sont ces petits muscles qui lorsqu’ils se spasment fixent une vertèbre et créent ainsi une dysfonction somatique. Les grand muscles eux vont être responsable de la mobilité général de la colonne vertébrale. […]

  15. février 19th, 2012 at 2:27

    L'ostéopathie entre science et art says:

    […] pendant son traitement ne corrige pas tout, il va tester et s’efforcer de trouver les “hypo-mobilités” tissulaires, les tensions et les restrictions mécaniques fonctionnelles. De part le type de […]

  16. décembre 14th, 2012 at 6:02

    Tous les articles d’ostéopathie-64 says:

    […] 6. Lésion ostéopathique ou dysfonction somatique […]

  17. décembre 16th, 2012 at 11:15

    Orthoposturodontie : ne soyez pas une « fashion victim » says:

    […] profession de santé car implicitement cela valide le modèle ostéopathique. Ce modèle des dysfonctions somatiques, des chaînes lésionnelles et ce concept de holisme. Il faut le rappeler ces concepts […]

  18. mai 9th, 2013 at 11:10

    Ostéopathie structurelle, viscérale et crânienne says:

    […] interactions et réussir à hiérarchiser leur importance. Le traitement visera à mobiliser les hypomobilités et réharmoniser ces structures les unes par rapport aux […]

  19. mai 9th, 2013 at 11:47

    L'importance de la mobilité du bassin says:

    […] même si il y a des dysfonctions somatiques, c’est à dire des endroits du corps qui sont plus rigides les forces traverseront ces […]

  20. janvier 15th, 2014 at 12:26

    Manipuler le ratio "bénéfice thérapeutique/coût" pour arnaquer ses patients says:

    […] trop rapidement par exemple), soit l’ostéopathe n’a pas su identifier “la lésion primaire” responsable du TMS du patient, soit une pathologie ou un problème sous-jacent est la […]

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