Osteopathie-64

Ostéopathie structurelle, viscérale et crânienne

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Les processus cérébraux (Part 1)

Pourquoi de nombreux accidents de voitures auraient en fait une cause psychologique ?

Pourquoi les femmes arrivent à faire plusieurs chose à la fois ?

Comment fait-on nos choix ?

Comment l’expérience rentre-t-elle en jeu?

Pourquoi devient-on vieux con ?

Peut-on se programmer à changer, à faire de meilleurs choix ?

La question qui tue existe-elle ?

La compréhension de la notion de processus cérébral nous permet de mieux comprendre ce qu’il se passe dans notre petite tête, et par cette compréhension consciente nous nous donnons les moyens de complexifier nos réponses vis à vis de notre environnement. Nous devenons moins prévisibles, plus adaptables, moins déterminés court-termistes, plus originaux.

Bien qu’il soit illusoire de croire avoir un libre arbitre (cela a été discuté dans un article précédent le déterminisme chaotique quantique) cette compréhension de nos processus internes nous permet de “réaliser” l’existence d’un plus grand panel de “choix” (qui n’en sont pas vraiment) et donc de tendre vers la même quantité de choix que l’on aurait si l’on avait réellement un libre arbitre. On se plaît alors à avoir une plus grande illusion du libre arbitre.

Afin de rendre aussi digeste que possible la lecture et l’écriture de ce sujet, il sera divisé en 3 articles.

Aussi il vous est demandé d’interpréter cet article avec précaution, ce sujet est une interprétation personnelle de la réalité. De toute façon il lui paraît peu vraisemblable que vous fassiez preuve d’un quelconque libre arbitre dans l’interprétation et l’application de cet article. Peut-être que dans quelques années votre vie aura été fortement influencée par l’effet chaotique de la lecture de ce post…

Nous considèrerons pour la suite que nous parlons d’un cerveau non-pathologique.

Le Processus Cérébral : Part 1

Un processus cérébral est une sorte de programme neuronal qui pourrait être représenté par un amalgame de neurones fonctionnant en symbiose, dans un ordre précis, en réponse à une stimulation.

Plus ce processus est sollicité plus il tendra vers l’optimisation, il peut devenir plus rapide dans son exécution, plus adaptable à des stimulations légèrement différentes, ou plus précis/efficace sur son application.

Par exemple: le repassage d’une chemise va demander une certaine dextérité. Il faut trouver les mouvements les plus efficaces, sans cramer la chemise, ni ses doigts et sans laisser de plis. Au fur et mesure de la pratique de cette tâche répétitive des petits gestes de plus en plus efficaces vont prendre place pour optimiser le temps passé par chemise jusqu’à ce que cette routine devienne automatique. Cet apprentissage comme tout autre tend à suivre une évolution en 4 phases.

Les niveaux de compétences

En PNL on parle de 4 niveaux de compétence :

  1. Inconscient d’être incompétent (novice): On regarde faire, et on se dit ça n’a pas l’air si compliqué…
  2. Conscient d’être incompétent (intermédiaire) : On commence à faire et on réalise que c’est plus compliqué que prévu et on réalise ses incompétences.
  3. Conscient d’être compétent (expert) : On surmonte les difficultés et on réalise la tâche de manière compétente mais au prix d’un effort cognitif important
  4. Inconscient d’être compétent (maître) : On a “masterisé” la tâche, on arrive à la réaliser de manière automatique.

Réaliser fréquemment cette tâche permettra de stimuler la même zone neuronale, faire appel aux mêmes processus cérébraux qui vont naturellement tendre vers l’optimisation de leurs circuits neuronaux. Si cette tâche n’est plus effectuée pendant un laps de temps, alors les automatismes les plus périphériques (utilisés moins fréquemment) que cette tâche implique, auront tendance à disparaître.

Par exemple: Si vous arrêtez de repasser des chemises pendant 1 an, lorsque que vous recommencerez vos mouvements ne seront plus aussi fluide qu’avant et il est probable que vous soyez déclassé de votre niveau de compétence. Mais plus rapidement qu’avant vous retrouverez vos automatismes.


Le principe de Pareto dans les processus cérébraux

Il serait tentant de parler du principe de Pareto. Selon ce principe avec 20% d’input vous avez 80% d’output. C’est à dire que 20% des processus cérébraux vont vous permettre d’effectuer 80% de votre tâche correctement, et les 80% de processus cérébraux restants devront être nécessaires pour effectuer parfaitement et plus efficacement (les 20% restant) cette tâche. Ce sont ces 80% de processus cérébraux que l’on perdra en premier lieu lors d’une non-pratique prolongée.

Ce principe expliquerait aussi pourquoi il est difficile d’évaluer et de comparer 2 personnes compétentes car le nombre de processus impliqués devient exponentiel par rapport à l’élévation d’un tout petit peu de compétence. Ainsi à haut niveau, une personne un tout petit peu plus compétente l’est en fait énormément plus.

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