Osteopathie-64

Ostéopathie structurelle, viscérale et crânienne

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l’effet placebo

effet placeboL’effet placebo c’est la partie de la “thérapie” qui a une efficacité positive en-dehors de son champs réel d’action. Ceci est l’œuvre du pouvoir de suggestion et son effet sur notre psychologie à influer positivement notre condition et/ou notre représentation de cette condition.

Sur des pathologies lourdes ou chroniques l’effet du placebo devrait être moindre que sur des conditions du type dysfonctionnel. En effet, imaginez un diabétique insuline-dépendant à qui l’on substitue un placebo à son insuline; il ne risque pas de se sentir en grande forme! Alors qu’à un enfant à qui on prodigue un “bisous magique” sur le bobo et “hop! ça fait plus mal, c’est parti, ça va mieux!” …

Ainsi sur les troubles dysfonctionnels musculo-squelettiques et notre propre représentation de la douleur, cet effet deviendra un facteur important du “healing process”. (suite…)

Le Placebo dans l’Ostéopathie

Essayons de faire preuve d’auto-critique et passons au crible le rôle du placebo dans l’ostéopathie.

Cet article peut être dérangeant car il semble mettre à jour un nombre importants de manipulations psychologiques. Mais à y regarder de plus loin vous verrez que ce phénomène existe partout: à l’école, à l’église, à votre supermarché, chez votre médecin et bien sûr chez votre ostéopathe! Nous utilisons ces techniques sans nous en rendre compte, mais en être conscient permet de les utiliser à notre avantage et dans un seul but: celui de vous faire aller mieux.

(suite…)

L’effet plume de Dumbo

dumboNous faisons donc une petite parenthèse des sujets ordinaires de l’ostéopathie pour parler de l’intriguant effet “Plume de Dumbo“.

Comme vous devez le savoir, Dumbo était un éléphant volant de part ses grandes oreilles. On lui fit croire que sa plume était magique pour l’en convaincre, mais sa plume n’était pas du tout magique et il n’en avait absolument pas besoin pour pouvoir voler.

Ce qui est vraiment intéressant c’est que cette histoire est tout à fait d’actualité chez nous humains.

L’effet sous-estimé des bijoux et objets qui nous sont chers

Les bijoux ou les porte-bonheurs en sont de fantastiques exemples. Avez-vous déjà perdu un bijou ou un objet qui vous est cher ? Revoyez-vous les scènes de recherches désespérées ou vous montez/descendez 3 fois l’escalier? Le désespoir vous envahit, vous vous sentez alors seul(e) et victime d’une puissance supérieure. Le simple fait d’égarer un morceau de métal a stimulé en vous un effet de panique, de désespoir, de frénésie… Ce bijou peut vous influencer psychologiquement, psychiquement, physiquement… Il est quand même incroyable qu’un morceau de métal, une pierre ou un objet puisse avoir autant d’influence sur notre système nerveux.

Les bijoux que vous portez ont aussi une influence sur les personnes qui vous entoure, voici quelques exemples:

Les chevalières sont très intéressantes car elles sont le signe d’une caste sociale désapprouvée il y a plus de 2 siècles mais qui continue de survivre et de créer des barrières psychologiques. Lorsque vous discutez avec quelqu’un qui a une chevalière, il va certainement en jouer et faire de manière involontaire des mouvements avec sa main, exhibant ce bijou souvent massif qui n’a pour but que de signaler cette différence de caste et de déstabiliser votre conversation.

Une alliance a pour but de montrer un engagement envers un partenaire. Cet anneau communique à votre entourage votre statut social et influence les personnes qui sont autour de vous. Par ailleurs, pour le/la marié(e) autant cette alliance est synonyme de bonheur si le mariage est un succès autant elle est synonyme de malheur si le mariage bat de l’aile. Le respect que le/la marié(e) y portera sera étroitement lié avec le succés de leur union.

Est-il possible de mesurer l’influence d’un objet sur une personne. La kinésiologie se veut une manière d’en évaluer l’impact.

La Kinésiologie

La kinésiologie essaie de diagnostiquer différents maux grâce à des tests de force musculaire en présence de différentes objets ou stimulations (sonores, olfactives, auditives).

Ces tests kinésiologiques peuvent être très impressionnants.

Le protocole du test:

Le kinésiologue va comparer la tonicité d’un groupe musculaire en présence et en l’abscence de l’objet (ou stimuli) à tester.

Si le groupe musculaire reste isotonique en présence et en l’absence de l’objet (ou stimuli) à tester, alors cet objet n’a aucune influence sur la personne.

Par contre si le groupe musculaire est hypotonique en présence “du-dit” objet (ou stimuli), alors cet objet (ou stimulati) a une influence sur la personne.

Le sujet est averti que si son muscle reste tonique alors l’objet (ou stimuli) testé n’a aucune influence sur lui, a contrario si l’objet a une influence néfaste sur sa personne alors son muscle sera hypotonique (faible).

Comment interpréter ces résultats?

Un kinésiologue m’expliquait que des piercings pouvaient être à la place de points d’acupuncture très importants et ainsi perturber le Qi (chi, énergie chinoise) qui circulait dans les méridiens du corps. Des allergies, des carences alimentaires, des troubles organiques, des “sensibilités électro-magnétiques”, ou des objets pouvaient aussi être testés par cette méthode.

L’interprétation de ces résultats ne peut que rendre dubitatif… Il m’a fallu du temps pour comprendre ce test (I am not the brightest star in the sky). Nier en bloc cette approche de manière irréfléchie est tout aussi condamnable que de l’appliquer sans en  comprendre  son fonctionnement.

  1. Certains tests peuvent être faussés car le kinésiologue teste de manière subjective la tonicité musculaire. Inconsciemment, si le kinésiologue veut obtenir un résultat, il se peut qu’il exerce une force plus ou moins forte sur le groupe musculaire à tester. Ayant pratiqué ce test il me semble pourtant qu’en général les résultats sont trop flagrants pour s’expliquer ainsi.
  2. Le “Qi” (chi) peut-il être vraiment perturbé par un bijou? Si vous arrivez à faire du jogging avec un “aïe-pod” c’est que le “champ électro-magnétique” d’un bijou ne dois pas vous affecter énormément…
  3. Le pouvoir de suggestion influe sur le résultat? Oui très certainement…

Pour un oeil averti les similarités entre le protocole d’un test de kinésiologie et des techniques d’inductions d’hypnose sont frappantes. C’est à dire que ces tests ont la capacité d’induire un état de “trance hypnotique” chez le sujet. Cette état de conscience altérée augmente la suggestibilité de l’individu. Rappelons le protocole du test : il est suggéré au patient que si l’objet (ou stimuli) testé est néfaste pour lui alors le muscle testé deviendra hypotonique (faible).

Il est tout à fait imaginable qu’une stimulation visuelle, auditive, olfactive, gustative ou tactile puisse rappeler  au patient un sentiment “négatif” ou “néfaste”(de manière inconsciente ou non).  Le sujet va répondre à la suggestion “si stimuli néfaste alors muscle faible”. L’influence “néfaste” du stimuli est ainsi mis en évidence.

Par exemple si étant jeune vous avez été renversé par une camionnette jaune, il est alors possible que vous ayez associé à cette couleur une peur, un mauvais souvenir, de la douleur, de la vulnérabilité… Imaginons qu’un kinésiologue veuille tester votre réactivité à différentes couleurs. En présence de cette couleur jaune, toutes ces associations “négatives” vont refaire surface. inconsciemment vous répondez à la suggestion “si stimuli néfaste alors muscle hypotonique”. Le groupe musculaire ne résiste pas à la tension exercée par le kinésiologue : la couleur jaune a donc une influence “négative” sur vous.

Seulement voilà, lorsque le patient est dans un “état hypnotique” sa suggestibilité est accrue. Chaque mot et geste du kinésiologue peuvent influencer de manière importante le sujet.

Par exemple si l’on teste une “intolérance au lait”. Imaginez que le kinésiologue dise: “nous allons maintenant tester votre réaction au lait, comme vous le savez le lait est mal assimilé par le corps humain“. Cette simple phrase chez un sujet “en trance” induit une association de sentiment néfaste au lait “…vous le savez le lait est mal…“. On teste alors le lait et le patient inconsciemment pense: “Comme lait=néfaste alors muscle hypotonique”. Le patient ne résiste pas à la tension exercée par le kinésiologue et donc le test semble indiquer que le lait à une mauvaise influence sur le patient. Ce qui est possible ou non, mais le résultat ne peut être formel car le kinésiologue a biaisé le protocole par la suggestion qu’il a donné.

Voici quelques séquences vidéos où je vais essayer de vous montrer à quel point la suggestion est importante sur les résultats que l’on peut obtenir en kinésiologie.

Vidéos démonstratives de l’importance de la suggestion en kinésiologie

-vidéo sur l’influence d’un souvenir agréable et désagréable:

le but de ce test est de vérifier si un souvenir agéable ou désagréable peut affecter le résultat d’un test de kinésiologie. Cela tendrait à vérifier le fait qu’un objet qui est associé à de mauvais souvenirs aurait tendance à donner un résultat concluant.

-Une simple couleur peut-elle nous influencer?

Le but de ce test est de montrer qu’en l’espace de quelques secondes une couleur peut influencer la capacité physique d’un individu.

-L’influence de l’effet Dumbo avec nos bijoux

La valeur sentimentale que l’on porte à l’égard d’un bijou peut-elle affecter notre corps ?

-Notre “Qi” (chi) est-il affecté par une montre, un téléphone portable, ou un Aïe-pod  ?

Un objet électronique influence-t-il notre corps ou est-ce seulement une idée reçue ?

-La kinésiologie peut-elle être utilisée pour diagnostiquer une intolérance au lait ?

Peut-on tester si le lait est mauvais pour notre corps par un test kinésiologique ? voici la réponse en image.

Auriez-vous pensé que l’influence de la suggestion peut être si importante?

Kinésiologie, conclusion

Ainsi en kinésiologie on ne testerait pas systématiquement l’influence de l’objet sur le sujet mais aussi la croyance que le sujet éprouve envers l’objet.

Une partie des résultats sera fonction du fait que le patient pense que l’objet ait une influence “néfaste” ou “bénéfique” sur lui. Cette “croyance” peut-être acquise de longue date (par lecture dans la presse ou inculquée par son éducation) mais elle peut aussi être massée dans l’esprit du sujet ou du patient pendant le protocole du test.

Ce qui est assez unique c’est que la kinésiologie permet de tester de manière physique des phénomènes qui peuvent prendre place au niveau inconscient mais il convient à rester prudent quant à l’interprétation des résultats.

Questions/Réponses

  • Est-ce que le traitement d’une cause illusoire est efficace ?

Il peut l’être c’est ce que l’on appelle l’effet placebo. Mais parfois il peut nuire c’est ce que l’on appelle l’effet nocebo (le contraire de l’effet placebo). En cas de mauvais diagnostic la plupart du temps la nuisance n’est pas trop importante  car le traitement qui en découle est souvent “doux” (des plantes, de l’homéopathie, des manipulations). Mais imaginez un instant le désastre si la kinésiologie était une méthode de diagnostique utilisée pour savoir si oui ou non il faille vous opérer à coeur ouvert …

  • Est-il acceptable pour un thérapeute d’implanter une croyance à son patient pour “son bien”?

Non, laissons ça aux pratiques ésotériques. Par contre nous nous devons de rendre le patient optimiste face à son problème.

  • Si un patient vient avec sa croyance (la prétendue valeur thérapeutique de son grigri) est-il acceptable de la remettre en cause ?

Question très sensible. C’est peut-être vrai que ce porte-bonheur a des vertus magiques mais c’est très peu probable… On peut demander au patient ce qu’il a noté de différent depuis qu’il porte ce grigri et poser une question ouverte sur le sujet afin qu’il vous demande votre avis. Réponse modérée souhaitable, il ne sert à rien de montrer par A + B que son raisonnement est ridicule.

  • Une fausse croyance est-elle plus thérapeutique sur du long terme que la réalisation/compréhension de cette fausse croyance?

Non, car une croyance vous empêchera d’aller voir plus loin et de trouver une vrai solution à votre problème.

  • Mais pourtant depuis que je suis des traitements de (thérapeutique de votre choix) je vais mieux. C’est que c’est efficace non ?

Non pas forcément. De manière naturelle avec le temps nous récupérons de nos petits soucis de santé. Nous consultons notre (homéo, ostéo, kiné, doc…) souvent au moment ou nos symptômes sont au pire. A partir de là ils ne peuvent que difficilement empirer et donc la tendance est d’aller mieux. Comme nous avons eu recours à un acte extraordinaire (visiter notre thérapeute), dans notre cerveau l’amalgame est fabriqué, nous associons notre amélioration avec ce traitement (et le thérapeute fait souvent aussi la même erreur).  L’effet placebo peut y jouer, mais d’autres phénomènes peuvent aussi  intervenir sur votre récupération: le temps devient plus sec et moins froid par exemple, un facteur stress s’est dissipé (moins de travail, résolution d’un problème familial), arrêt d’une activité physique mauvaise ou reprise d’une bonne etc.etc. Là-dessus vient se rajouter l’efficacité de la thérapie.

Conclusion

Le pouvoir de suggestion n’est pas à sous-estimer. Il est à l’origine direct de nombreuses thérapies telles que l’hypnose, la programmation neuro-linguistique, la sophrologie et de manière indirecte à toutes les autres thérapies, car c’est une partie de l’effet placebo.

Une thérapie est une forme de traitement qui a réussi à se prouver plus efficace qu’un placebo. Une croyance est tout au plus, aussi efficace qu’un placebo.

Croire en une croyance c’est accepter qu’un phénomène qui n’est pas encore compris, trouve sa seule explication dans l’intervention d’une puissance supérieure.

Le raisonnement d’un thérapeute ne peut pas suivre cette logique. Si un phénomène est inexplicable, il faut émettre des hypothèses que l’on valide ou invalide afin de progresser dans la compréhension de ce-dit phénomène. Avec un raisonnement basé exclusivement sur la croyance on attendrait encore que la foudre tombe du ciel pour avoir du feu.