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Les douleurs musculo-squelettiques sont-elles contagieuses ?
définition:
contagieux adj. contagieux, contagieuse
Le terme “contagieux” n’est pas réservé spécifiquement à un virus ou une bactérie. Une idée, un bâillement ou un rire peuvent aussi être contagieux.
Qu’en est-il des douleurs musculo-squelettiques de type fonctionnel (non pathologique)? Pourraient-elles être contagieuses ? Ces symptômes musculo-squelettiques peuvent-ils être épidémiques, transmissibles, communicatifs et communicables ?
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iPhone ou AïePhone ?
Le téléphone portable nous a donné accès à la communication instantanée et à distance: une sorte de télépathie.
L’iPhone nous donne accès à l’intelligence et à la mémoire collective (musique, photo, Internet, google, youtube, wikipedia, facebook, tweeter…). Le Professeur Xavier des Xmen est dorénavant un “has been”.
Mais cette ressource illimitée de connaissances transforme et maintient beaucoup d’entre nous dans cette catégorie des demi-savants. Tout le monde sait tout, tout le monde se croit expert.
« Le monde juge bien des choses, car il est dans l’ignorance naturelle, qui est le vrai siège de l’homme. Les sciences ont deux extrémités qui se touchent. La première est la pure ignorance naturelle où se trouvent tous les hommes en naissant. L’autre extrémité est celle où arrivent les grandes âmes, qui, ayant parcouru tout ce que les hommes peuvent savoir, trouvent qu’ils ne savent rien, et se rencontrent en cette même ignorance d’où ils étaient partis ; mais c’est une ignorance savante qui se connaît. Ceux d’entre deux, qui sont sortis de l’ignorance naturelle, et n’ont pu arriver à l’autre, ont quelque teinture de cette science suffisante, et font les entendus. Ceux-là troublent le monde, et jugent mal de tout. Le peuple et les habiles composent le train du monde ; ceux-là le méprisent et sont méprisés. Ils jugent mal de toutes choses, et le monde en juge bien. » Pascal.
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La respiration, un point de vue ostéopathique
La respiration est essentielle pour pouvoir vivre. Le rythme respiratoire avoisinne les 12 cycles par minute.
Lors de l’inspiration le corps va capter de l’O2 et lors de l’expiration il va se débarasser de l’excès de CO2.
La respiration sert aussi à la régulation du pH, une hyperventilation va diminuer l’acidité en se débarassant du CO2 à l’inverse une baisse de la ventilation va augmenter l’acidité.
Mais l’utilité de la respiration ne s’arrête pas là, elle sert à communiquer par la voix, à sentir via l’odorat et le mouvement rythmique du diaphragme sert de pompe qui masse les organes intra-abdominaux et favorise le retour veineux et lymphatique. Le diaphragme se trouvant entre la cage thoracique et l’abdomen délimite deux parties du corps dont les pressions sont radicalement différentes.
Le mécanisme de la respiration
- L’inspiration
Différents muscles fonctionnent en synergie durant l’inspiration, leur but ultime étant de créer une dépression dans la cage thoracique (notamment dans les poumons) afin d’emplir les poumons d’air.
Le muscle principal de l’inspiration est le diaphragme. Il ressemble à 2 coupoles à convexité supérieure et s’attache sur le corps les lombaires hautes, les 6 dernières côtes des 2 côtés et l’appendice xiphoïde.
Lors de l’inspiration le diaphragme se contracte et s’abaisse. Une dépression se crée dans la cage thoracique et les poumons s’emplissent d’air (N.B: la pression abdominale augmente ce qui fait gonfler le ventre).
Le diaphragme n’est pas le seul muscle de l’inspiration, des muscles dits “accessoires” ont aussi un rôle important. Le carré des lombes abaisse la 12ème côte ce qui augmente l’efficacité du diaphragme. Les intercostaux externes eux guident les côtes les unes par rapport aux autres. Le petit pectoral et les scalènes (et SCM) s’attachent sur les côtes supérieures et résistent à la traction inférieure exercée par le diaphragme, permettant ainsi de maximiser la capacité pulmonaire.
- L’expiration

muscles impliqués dans l'expiration
Il n’existe pas de muscle expiratoire directe, l’expiration se fait de manière indirecte.
La première phase le l’expiration c’est le relâchement du diaphragme.
Comme la pression abdominale est nettement supérieure à la pression thoracique le diaphragme est alors repoussé vers le haut et vide une partie de l’air pulmonaire.
Pour forcer l’expiration, la contraction des abdominaux (obliques internes/externes, transverses et rectus abdominis) va augmenter d’autant plus la pression abdominale.
Les intercostaux internes vont eux diminuer l’espace intercostal, ce qui diminue la capacité thoracique et donc force l’expulsion de l’air.
Les effets secondaires de la respiration thoracique exclusive
L’inspiration devrait principalement s’effectuer grâce au diaphragme et du coup être “abdominale“. Comme expliquer précédemment le diaphragme s’abaisse et augmente la pression abdominale. Avec une ceinture abdominale relâchée le ventre devrait alors “gonfler” lors de l’inspiration. Si l’inspiration est forcée alors les muscles accessoires s’activent, l’inspiration devient ainsi abdominale et thoracique.
Cependant chez de nombreuses personnes l’inspiration principale se fait au niveau thoracique et cela serait source de nombreux problèmes. Rappelons certains muscles accessoires de l’inspiration. Les scalènes postérieurs, antérieurs et moyens sont des muscles qui relient les cervicales aux premières côtes.

vue antérieur du plexus brachial
Si l’inspiration se fait principalement au niveau thoracique alors ce sont ces muscles qui vont se contracter de manière répétitive. Ils élèvent les premières côtes certes, mais ils tirent aussi sur ces cervicales (!) et les compressent limitant ainsi leur mobilité et irritant leurs facettes articulaires. Leurs contractions répétée (18000x/jour) peuvent les rendre symptomatiques (douloureux) et ils vont s’hypertrophier (grossir).
Un détail anatomique intéressant est que le plexus brachial (les nerfs qui descendent dans le bras et son artère) passent entre le scalène antérieur et moyen et il passe aussi entre la clavicule et la première côte.
L’hypertrophie des scalènes et l’élévation répétée de la première côte va favoriser la compression et le manque de mobilité du plexus brachial. Pour couronner le tout ce plexus brachial passe sous le pectoral mineur qui lui aussi est un muscle accessoire de l’inspiration…
En clair une “respiration thoracique chronique” augmente de manière significative vos chances de développer des problèmes de cou et d’irritations nerveuses.
Quelles sont les personnes susceptibles de développer une mauvaise respiration ?
- Les personnes souffrantes de problèmes respiratoires (asthme, bronchite chronique, insuffisance respiratoire). Car ces personnes vont toujours être en inspiration forcée et du coup vont utiliser ces muscles accessoires.
- Les personnes particulièrement stressées ou qui ont toujours froid. Elle vont naturellement contracter leur abdominaux et ainsi verrouiller la pression abdominale; le diaphragme ne pouvant plus descendre la respiration se fait de manière thoracique. Le fait que la tête soit dans les épaules favorise aussi la respiration thoracique.
- Les femmes portant des soutien-gorges trop serrés.
- Les travailleurs de bureau sont aussi de fréquentes victimes de cette respiration thoracique excessive et cela pour 2 raisons. A cause d’une posture mal adaptée le sujet est affalé dans son fauteuil alors l’abdomen est compressé. La pression intra-abdominale augmente et du coup il est plus difficile pour le diaphragme de descendre. Mais aussi lorsque le clavier est trop proche du bureau le travailleur doit porter le poids de ses bras et avant-bras. Il doit donc contracter les trapèze et levator scapulae, position qui facilite la respiration thoracique. Il est d’ailleurs intéressant de noter que les symptomes causés par ce genre de respiration donne un tableau similaire au syndrome de la souris. faites attention à votre posture au bureau !
Comment mieux respirer?
Voici une routine simple et sans prétention qui si bien faite pourrait bien changer des choses. Durant cette routine si vous vous sentez mal ou si votre tête tourne arrêtez la (n’hésitez pas dans ce cas là à consulter votre ostéopathe, kinésithérapeute ou médecin)
Pour cette routine vous pouvez soit être assis droit, soit allongé sur le dos, genoux pliés et pieds à plat sur le sol. Placez vos mains sur votre ventre
Nous allons essayer de suivre un rythme facile: inspirer pendant 3sec, stop 1 sec, expirer pendant 3sec stop 1sec…
- Inspirez doucement pendant 3 secondes et ce faisant votre ventre va se gonfler et pousser vos mains. Votre thorax ne devrait pas bouger.
- Attendez une seconde
- relachez votre diaphragme puis contractez doucement et progressivement vos abdominaux cela pendant 3 secondes. A la fin de l’expiration vous pouvez même contracter les muscles pelviens.
- Attendez une seconde et on recommence…
Essayez de contrôler cette inspi/expi afin qu’elle soit régulière et trouvez votre rythme. N’inspirez pas trop profondément car sinon vos muscles accessoires vont se contracter. Vous pouvez pratiquer cette exercice pendant 10 min 3 fois par jour et même plus si vous le désirez. Evitez l’hyperventilation en évitant un rythme trop rapide et une inspi trop profonde. C’est un très bon exercice anti-stress et aussi essentiel pour raffermir ses abdominaux!
Conclusion
Concernant le rôle de la respiration dans l’équilibre acido-basique du corps humain. Je ne peux pas vous dire l’effet qu’a cet exercice de respiration sur l’acidité de votre corps car vous pourriez être en hypo ou en hyperventilation. Néanmoins en apprenant à respirer correctement et profondément en utilisant votre diaphragme, vous offrez à votre corps la capacité d’avoir une respiration beaucoup plus compensatrice lors de la respiration automatique et ainsi de s’adapter au mieux et rapidement aux variations du pH de votre corps.
De plus une bonne respiration abdominale va favoriser le retour veineux et lymphatique, masser les organes, améliorer votre concentration et réduire votre stress. Elle peut aussi vous éviter bien des problèmes musculo-squelettiques.
La respiration est aussi un très bon moyen de gérer son stress. Lors d’une situation stressante on a tendance à avoir un mode de fonctionnement autonome nerveux sympathique. Cette innervation sympathique provenant des 4 premières thoraciques favorise la broncho-constriction. Ce qui favorise la crise d’asthme. En prenant conscience de sa respiration et en forçant une inspiration abdominale on force et favorise une broncho-dilatation. On prend conscience de cette situation stressante, ce qui nous permet de sortir de la dualité du conflit et nous aide à trouver une solution à notre problème plutôt que de le subir.
Si vous vous retrouvez dans ces symptômes, n’hésitez pas à contacter votre ostéopathe. Un traitement ostéopathique peut vous aider de manière significative au niveau de difficulté respiratoire fonctionnelle et des symptômes qui peuvent en découler.

Posture au bureau
(You can find an english translation of this article here)
Voici un véritable article anti-crise!
J’hésite encore à écrire cet article, car en le lisant vous allez éviter bien des douleurs et du coup éviter bien des séances chez votre ostéopathe.
L’utilisation intensive de l’ordinateur peut-être source d’inconforts et de douleurs musculo-squelettiques. On peut le comprendre, en restant 35h par semaine derrière un écran d’ordinateur, notre corps adopte la posture la plus favorable à cette tâche. La fonction affecte petit à petit la structure de notre corps (principe d’ostéopathie) et au bout de quelques années un mal de cou, d’épaule, ou de dos est assuré.
Qu’est-ce que le “mouse syndrome” ou “syndrome de la souris“?
Ce syndrome regroupe une série de symptômes qu’une personne peut développer à la suite d’un travail prolongé derrière d’un ordinateur, notamment lié à l’utilisation de la souris; d’où le terme de “syndrome de la souris“. Voici une liste non exhaustive de ces symptômes:
-syndrome de canal carpien (mains froides/engourdies, fourmillements, douleur du poignet)
-cervicalgie (douleur de cou)
-douleur d’épaule
-dorsalgie haute (douleur en haut du dos)
-céphalées, migraines
Si l’on considère que le syndrome de la souris englobe tous les symptômes les plus communs que le travail de bureau peut précipiter alors la liste se rallonge: -Lombalgie, sciatique, stress, problèmes digestifs (ballonnement, aigreur d’estomac…), jambes lourdes, fatigue occulaire…
Analyse “mécano-pathologique” de la mauvaise posture type du bureau:
Trop souvent le sujet s’assit trop en avant et s’avachit dans son siège. Cette assise affecte grandement nos courbes vertébrales:
-Diminution de la lordose lombaire: en s’asseyant au milieu de la chaise et en ayant son dos qui repose sur le dossier du fauteuil on encourage la flexion lombaire et la bascule postérieure du bassin. Ceci amène une fausse sensation de confort car les muscles du bas du dos sont étirés. Cet étirement durable et quotidien favorise l’instabilité ligamentaire et diminue la lordose lombaire.
-Augmentation de la cyphose thoracique: encore une fois cette posture exagérée affecte et augmente notre cyphose thoracique. Lors de l’inspiration, le diaphragme devrait se contracter et descendre mais comme dans cette posture la pression abdominale est augmentée, il ne peut pas se mouvoir aisément. De ce fait ce sont alors les muscles accessoires de la respiration (scalènes, SCM) qui prennent le relai. Ces muscles s’attachent sur les cervicales et les premières côtes et vont lors de leurs contractions répétées, exercer des tensions sur les cervicales et les premières côtes. Le plexus brachial passant entre la clavicule et la première côte va se trouver compresser entre ces 2 structures et va perdre de son elasticité. Ce phénomène prédispose grandement au problème de cou et au problème d’irritations nerveuses dont le syndrome du canal carpien fait parti.
-Augmentation de la lordose cervicale: Afin de pouvoir regarder l’écran nous sommes alors obligés d’augmenter notre extension cervicale. Les facettes sont comprimées et les muscles sous-occipitaux contractés. Cocktail explosif pour les douleurs de nuques, les maux de têtes et prédispose ainsi à l’arthrose facettaire.
Autre erreur commune, le clavier et la souris sont souvent trop près du bord du bureau. Il est alors naturel de porter le poids de ses bras et avant-bras. Les muscles qui s’en chargent sont le trapèze et le levator scapulae (les muscles qui relient votre cou à votre épaule). Leur contraction constante leur fait perdre leur élasticitéce qui les rend fibreux et douloureux.
Quel est le matériel minimum nécessaire et des produits dits “ergonomiques” sont-ils requis?
Dans un premier temps une bonne posture est le facteur essentiel du confort et non pas l’ergonomie du matériel. Vous avez beau avoir avoir la meilleure raquette de tennis si vous ne savez pas jouer ça ne sert à rien.
Un strict minimum d’investissement est cependant nécessaire :
- Une chaise réglable en hauteur, à dossier fixe plutôt ferme, sans accoudoir
- Un petit coussin genre mini-traversin plus mou que votre dossier (15cm d’épaisseur et 35cm de long)
- Un bureau profond (profondeur 65-75cm idéal)
- L’écran plat 17″ minimum, 19″ idéal
- Le clavier plutôt fin, et la souris à LED
- Si vous téléphonez beaucoup prévoyez un kit main-libre de bureau
Quelle est la bonne posture à adopter ?
- Asseyez-vous les fesses plaquées au fond de votre chaise.
- Maintenant penchez-vous en avant, placez le coussin en forme de mini-traversin transversalement en bas de votre dos puis redressez-vous. Vous devriez vous sentir assis(e) droit(e) et cela sans le moindre effort.
- Si vous vous sentez pencher en avant alors avancez très légèrement les fesses (1-2cm max) ou préférez un coussin plus moelleux ou moins épais, jusqu’à ce que vous vous sentiez assis droit sans effort.
- Rapprochez votre chaise de votre bureau jusqu’à ce qu’il y ait trois travers de doigts entre votre ventre et le bord de votre bureau.
- Vos pieds à plat sur le sol, genoux à 90°.
- A présent posez vos avants-bras à plats sur la table et réglez la hauteur de la chaise afin de sentir vos bras supportés par la table et vos épaules relachées.
- Avancez suffisamment votre clavier afin qu’il ait pratiquement la place de mettre une feuille A4 entre votre ventre et le clavier. Ainsi lorsque vous tappez vos avant-bras sont en contact sur toute leur longueur avec le bureau.
- Placez votre souris à droite du clavier et réglez-la de manière suffisamment sensible pour qu’en ne bougeant que le poignet votre pointeur n’importe quelle partie de votre écran.
- L’écran est devant vous à une longueur de bras.
Ces recommandations sont économiques et je vous garantie qu’elles sont efficaces. Faites de petits “breaks” toutes les 2h pour délier vos articulations et vos yeux. En étant assis vous pouvez pratiquer de petits exercices du style “talon-pointe” pour bouger vos pieds et améliorer la circulation des jambes. Pour les personnes ayant des verres à double-foyer changer de lunettes!!! car pour regarder votre écran avec des double-foyers vous êtes obligés d’accentuer l’extension au niveau cervical.
N’oubliez pas d’avoir une bonne respiration abdominale, ceci sera le sujet d’un prochain article. Si malgré ces conseils vos troubles musculo-squelettiques persistent, contactez alors votre ostéopathe!
