Osteopathie-64

Ostéopathie structurelle, viscérale et crânienne

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Comparaison entre techniques ostéopathiques et techniques psychologiques

En ostéopathie nous traitons les restrictions tissulaires. L’équivalent psychologique serait des blocages psychologiques ou des conflits. L’ostéopathe vise à ramener une mobilité corporelle, le psychologue vise lui à ramener une mobilité psychologique.

Pour l’ostéopathe ce qui est important avant tout c’est que votre corps fasse preuve d’adaptabilité mécanique, pour le psychologue c’est que votre cerveau fasse preuve d’adaptabilité neuronale.

Ainsi quand il y a restriction tissulaire on dira que le tissus est bloqué dans un schéma tissulaire A. Le but d’une technique ostéopathique est de changer ce schéma tissulaire vers B; ce nouveau schéma est une position où le tissus est relâché, plus détendu ou son adaptabilité est restaurée. Le même parallélisme peut être fait au niveau psychologique.

Passons maintenant au crible les différentes techniques ostéopathiques et essayons de comprendre de quelle manière elles tentent de convaincre les tissus de ce changement: (suite…)

Mon approche ostéopathique

Mon approche ostéopathique (35%diagnostic, 65% traitement):

(Excusez le fait que je parle à la première personne dans cet article. Parlant des différentes approches ostéopathiques, il serait étrange de ne pas décrire l’approche ostéopathique de votre ostéopathe. Et vous comprendrez que parler de sa propre approche à la 3ème personne est quelque peu étrange, d’où l’utilisation de la première personne)

Voici quelques points que j’essaie de suivre pendant mes traitements:

  1. Nombre de chaînes lésionnelles ont une origine ou sont maintenues par des “lésions viscérales”.
  2. Les systèmes d’absorption sont très importants (pied, genou, courbe vertébrales), la mobilité du bassin est primordiale.
  3. Les rapports de pressions entre la cage thoracique et l’abdomen vont influencer grandement la posture du patient, la respiration en est l’une des clefs.
  4. A douleur asymétrique, cause asymétrique. A douleur central ou bilatéral source centrale ou bilatérale.
  5. Manipuler la colonne vertébrale après les manipulations viscérales
  6. Nombre de problèmes de cou, ne trouve pas une origine cervicale
  7. Au fil des traitements l’approche devient plus fonctionnelle (tend vers une approche plus crânienne-fasciale)

Mon approche ostéopathique est un mélange des 3 unités, du TGO et d’approche fasciale/viscérale/crânienne.

Je vais donc effectuer des tests de mobilité en position debout, assise, sur le dos et sur le ventre (10min). Le but étant d’essayer de tester un maximum de tissus. Une fois toutes les tensions analysées, Il convient d’essayer de relier anatomiquement ces structures les unes aux autres afin de créer des chaînes lésionnelles. Le traitement se déroule en partant des pieds et suit généralement cet ordre: viscéral, structurel, fascial, crânien. Le tout en visant et en insistant sur les chaînes lésionnelles identifiées.

Le premier traitement est généralement plus orienté vers l’unité (voir 3 unités) symptomatique.

L’approche structurelle, viscérale, crânienne, dépendra du diagnostic mais aussi de la morphologie et psychologie du patient. Il convient d’éviter de manipuler vertébralement quelqu’un de stressé ou d’agé, et une approche exclusivement crânienne sur un joueur de rugby n’est généralement pas  très efficace…

Le TGO ou Traitement Général Ostéopathique (95% traitement, 5% diagnostic):

Mon approche ostéopathique (35% diagnostic, 65% traitement):

Les 3 Unités (60% diagnostic, 40% traitement):

La méthode Gilette (80% diagnostic, 20% traitement):

Le Lien Mécanique (95% de diagnostic et 5% de traitement):

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Le TGO ou Traitement Général Ostéopathique

Le TGO ou Traitement Général Ostéopathique (5% diagnostic, 95% traitement)

Le TGO est une approche maximaliste par excellence. Dans cette approche, l’ostéopathe traite le tout pour affecter la partie. Le TGO est une routine de mobilisation basée sur 10 principes:

  • routine
  • rythme
  • rotation
  • mobilité
  • motilité
  • Intégrité articulaire
  • coordination
  • corrélation
  • stabilisation
  • loi mécanique

Par cette approche l’ostéopathe va essayer de mobiliser tout le corps par des techniques articulaires spécifiques, globales et des techniques de pompage. Il commence par le pied, cheville, genou, hanche, bassin, lombaires, abdomen, côtes, thorax, épaules et cou. Toutes ces techniques sont exercées avec le patient sur le dos, sur le ventre ou encore sur le côté (et plus rarement assis). Toutes les structures sont ainsi mobilisées. Le TGO peut être agrémenté de techniques vertébrales spécifiques ou bien d’approche crânienne en fin de traitement.

A juste titre, les ostéopathes utilisant cette approche considèrent qu’elle est 50% diagnostic 50% traitement car les techniques sont constamment ajustées (direction, amplitude, force, vitesse) en fonction de la proprioception de la main de l’ostéopathe. Vrai mais discutable, car le diagnostic ne peut être rendu qu’en fin de traitement et que le TGO traite tout le corps.


Le TGO est une excellente approche pour les patients dont tout le corps est rigide-arthrosique, les patients plus agés, les personnes dont les syptômes sont reliés au surplus de poids.

Le TGO ou Traitement Général Ostéopathique (95% traitement, 5% diagnostic):

Mon approche ostéopathique (35% diagnostic, 65% traitement):

Les 3 Unités (60% diagnostic, 40% traitement):

La méthode Gilette (80% diagnostic, 20% traitement):

Le Lien Mécanique (95% de diagnostic et 5% de traitement):

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Ostéopathie structurelle

Cette approche vise essentiellement le système musculo-squelettique, les vertèbres, les articulations, les muscles, les ligaments. Le but étant de ramener de la mobilité aux structures qui n’en n’ont plus.

De nombreuses techniques existent, de la simple inhinbition musculaire, aux techniques neuromusculaires (technique de massage tres profonde) en passant par les points gachettes. Une fois le muscle relâché, on peut l’étirer ou bien utiliser le MET (muscle energy technique, une sorte de PNF avec 30% de force de résistance). Au niveau des articulations des techniques dites de mobilisation peuvent être utilisées tels que le TGO (traitement général ostéopathique), ou encore des techniques articulaires plus specifiques comme les HVT et LVT (High/Low velocity thrust) qui sont les fameuses techniques qui font “craquer”. Dans certains cas les HVT et LVT sont à eviter, il existe des techniques dites plus douces ou indirectes: les techniques de strain/counterstrain ou les techniques fonctionnelles en sont des exemples.

Comme vous pouvez vous en apercevoir les techniques sont nombreuses et peuvent être appliquées à tout endroit sur le corps. Seulement voilà, certaines douleurs même si ressenties par le système musculo-squelettique peuvent avoir une autre origine, viscérale en est un exemple.

Ostéopathie structurelle, viscérale et crânienne?

(You can find an english translation of this article here)
Il serait une erreur de parler d’ostéopathie crânienne, viscérale ou structurelle, car l’ostéopathie est une thérapie holistique et ne pourrait être subdivisée en différentes approches.


Certains ostéopathes considèrent que seule l’ostéopathie structurelle existe, car l’approche viscérale et crânienne est structurelle.

Ceci étant, certains ostéopathes ne travaillent que sur le système musculo-squelettique, d’autres que sur le crânien, d’autres encore que sur les systèmes viscéral-crânien… Serait-il possible que des ostéopathes ayant une approche limitée de l’ostéopathie puissent étre gênés par une telle division car elle exposerait leur champs limité d’expertise? par exemple: un ostéopathe qui ne pratique que des manipulations musculo-squelettiques préfèrera ne pas parler d’ostéopathie viscérale ou crânienne car cela prouverait son approche limitée de l’ostéopathie.

Ceci étant en cabinet ces 3 approches sont tout de même bien différentes, mêmes si elles sont interconnectées les unes aux autres. Les structures travaillées sont différentes, le niveau de proprioception est différent, les techniques sont différentes, en bref nous pouvons au moins décrire 3 grands sous-groupes d’approche ostéopathique et peut-être même plus.

Toutes ces approches sont intriquées les unes aux autres, elles sont inter-reliées. “Le corps est un tout” disait A.T.Still.

Le but pour un ostéopathe est de tester mécaniquement toutes ces structures, d’arriver à comprendre leurs interactions et réussir à hiérarchiser leur importance. Le traitement visera à mobiliser les hypomobilités et réharmoniser ces structures les unes par rapport aux autres.